Deutsche Bank lance un plan de rachat d'obligations

vendredi 12 février 2016 17h55
 

FRANCFORT/BRUXELLES (Reuters) - Deutsche Bank va racheter plus de cinq milliards de dollars (4,45 milliards d'euros) de dette senior, a annoncé vendredi la première banque allemande dans un communiqué.

Selon une source proche du dossier, la banque a lancé un appel d'offres pour le rachat de titres de sa dette libellés en euros et en dollars après avoir estimé que le marché ne valorisait pas correctement ses obligations.

Les rendements de certaines des obligations de référence de Deutsche Bank ont plus que doublé depuis qu'elle a annoncé une perte record fin janvier.

L'action a accentué ses gains à la Bourse de Francfort après ces annonces pour terminer en hausse de 11,8% à 15,30 euros, dans un contexte de vif rebond du secteur bancaire en Europe.

Deutsche Bank a affiché des réserves de liquidités de 215 milliards d'euros, dont 50 milliards d'euros en dette "senior".

L'appel d'offres comprend environ 20 milliards d'euros de dette "senior" mais pourrait être augmenté si la demande de cession de titres est plus élevée que prévu, précise la source.

L'offre porte sur un volume maximal de trois milliards d'euros de titres libellés en euros et de deux milliards de dollars d'obligations libellées en dollars.

"En rachetant cette dette en-dessous de son prix d'émission, la banque réalise un profit", a déclaré son directeur financier Marcus Schenck.

Il a ajouté que la position forte de la banque en termes de liquidités lui permet de racheter ces titres sans aucune modification de son plan de financement 2016, ayant déjà bouclé quatre milliards d'euros sur un plan de 35 milliards au total.   Suite...

 
Le siège de Deutsche Bank à Francfort. La première banque allemande va racheter plus de cinq milliards de dollars (4,45 milliards d'euros) de dette senior. Selon une source proche du dossier, la banque a lancé un appel d'offres pour le rachat de titres de sa dette libellés en euros et en dollars après avoir estimé que le marché ne valorisait pas correctement ses obligations. /Photo prise le 26 janvier 2016/REUTERS/Kai Pfaffenbach