Publicis veut rester prudent pour 2016

jeudi 11 février 2016 10h31
 

par Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain

PARIS (Reuters) - Publicis a terminé mieux que prévu une année 2015 contrastée marquée par une génération de trésorerie record en dépit d'une croissance organique décevante et de la perte de plusieurs budgets importants.

Le numéro trois mondial de la publicité, qui avait été contraint d'abaisser ses prévisions en 2015, se montre prudent pour le nouvel exercice, dédié à la mise en oeuvre de la réorganisation de la société annoncée en décembre.

"Exiger des forts taux de croissance en même temps que la transformation serait irréaliste. C'est pour cela que nous disons que 2016 sera une année de transition", a déclaré le président du directoire, Maurice Lévy, à des journalistes.

En quête d'un second souffle depuis l'échec de son projet de mariage avec l'américain Omnicom, Publicis a engagé une refonte de son modèle pour tenter de faire travailler ensemble ses myriades d'agences accumulées au fil d'acquisitions.

Le groupe s'est également distingué de ses pairs en se diversifiant dans le conseil et la technologie via l'acquisition de l'américain Sapient pour 3,7 milliards de dollars.

Ce double pari devrait permettre à la société de revenir au niveau de ses principaux rivaux en 2017 avant de les dépasser l'année suivante, a prédit Maurice Lévy.

A plus court terme, il anticipe une hausse de l'ensemble des indicateurs financiers en 2016 mais la croissance organique devrait en revanche rester "modeste", Publicis devant absorber, outre sa réorganisation, l'impact de la perte de budgets dont une partie de ceux Procter & Gamble, L'Oréal ou encore Coca-Cola.

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Maurice Lévy, PDG de Publicis. Le numéro trois mondial de la publicité a terminé mieux que prévu une année 2015 contrastée marquée par une génération de trésorerie record en dépit d'une croissance organique décevante et de la perte de plusieurs budgets. Le groupe a dégagé un chiffre d'affaires de 9,6 milliards d'euros, en croissance de 1,5%. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon