Vers une augmentation de capital d'Areva de 5 milliards d'euros

mercredi 27 janvier 2016 23h23
 

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Areva a validé mercredi le principe d'une augmentation de capital d'un montant de 5 milliards d'euros destinée à restaurer son bilan, à laquelle l'Etat français participera en tant qu'actionnaire de référence du groupe nucléaire.

L'Elysée a de son côté confirmé dans un communiqué que des "investisseurs tiers minoritaires" seraient conviés à cette opération, sans préciser le montant que l'Etat français - environ 87% du capital aujourd'hui - prendrait à sa charge.

L'Etat assurera "le plein succès" de la levée de fonds "dans le respect de la règlementation européenne", a précisé Areva.

Alors que le groupe a préparé en novembre une entrée du chinois CNNC à son tour de table, une source à Bercy à déclaré à Reuters qu'il était "trop tôt pour parler de la contribution des minoritaires".

Areva et EDF se sont en outre entendus sur une valorisation de la division réacteurs nucléaires (Areva NP) de 2,5 milliards d'euros dans la perspective de sa prise de contrôle par l'électricien public qui prévoit de racheter 51% à 75% du capital de la société tandis qu'Areva en conserverait au moins 15%.

Ils ont précisé que ce montant, pour 100% du capital, pourrait être ajusté à la hausse comme à la baisse en fonction des comptes établis à la date de réalisation de l'opération, et faire l'objet d'un versement complémentaire d'un maximum de 350 millions d'euros en fonction des performances de la société sur la période 2017-2018.

La réalisation de la transaction est prévue en 2017 alors que les deux groupes tablaient précédemment sur une finalisation au deuxième semestre 2016.

Ils ont souligné dans leurs communiqués respectifs que les moyens de protéger EDF contre les risques liés au chantier de l'EPR finlandais d'OL3, que le groupe refuse de prendre en charge en rachetant Areva NP, devaient encore être précisés.   Suite...

 
Areva a avoir validé le principe d'une augmentation de capital d'un montant de 5 milliards d'euros, destinée à restaurer son bilan, à laquelle l'Etat français entend participer en tant qu'actionnaire de référence du groupe nucléaire. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau