Paris espère récolter les fruits de ses retrouvailles avec l'Iran

mardi 26 janvier 2016 13h41
 

PARIS (Reuters) - Les entreprises françaises attendent avec impatience la visite à Paris mercredi et jeudi du président iranien Hassan Rohani, une première depuis 17 ans appelée à resserrer des liens distendus par le conflit lié au nucléaire, désormais réglé.

Pendant son séjour de 48 heures dans la capitale française, ce réformateur élu en 2013 aura de nombreux échanges avec les entrepreneurs français, qu'il rencontrera notamment au Medef, en présence du Premier ministre Manuel Valls.

Hassan Rohani s'entretiendra dès mercredi avec une vingtaine de chefs d'entreprises à son hôtel, et des tête-à-tête sont prévus avec les patrons d'Airbus et Total.

Son entretien avec François Hollande, jeudi à l'Elysée, sera suivi de la signature d'accords matérialisant la nouvelle ère que la France veut ouvrir avec Téhéran, où Paris a maintenu son ambassade malgré les tensions de ces dernières années liées au programme nucléaire controversé du pays.

Les sanctions internationales ont fait passer les échanges franco-iraniens de quatre milliards d'euros en 2004 à 500 millions en 2013.

Les entreprises et banques françaises oscillent entre enthousiasme économique et prudence juridique un an après l'amende infligée à BNP Paribas par les Etats-Unis et le risque de retour des sanctions en cas de non respect de l'accord sur le nucléaire iranien.

"Investir en Iran ne sera pas exactement comme investir aux Pays-Bas ou au Danemark", souligne un haut diplomate français. "Le facteur psychologique et l'analyse risque vont beaucoup jouer. Tout le monde veut être certain avant d'investir qu'il n'a pas une épée de Damoclès au-dessus de la tête."

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Les entreprises françaises attendent avec impatience la visite à Paris mercredi et jeudi du président iranien Hassan Rohani. Le chef de l'Etat s'entretiendra dès mercredi avec une vingtaine de chefs d'entreprises à son hôtel, et des tête-à-tête sont prévus avec les patrons d'Airbus et Total. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol