Deutsche Bank va réduire ses bonus après sa perte record

lundi 25 janvier 2016 16h15
 

par Kathrin Jones

FRANCFORT (Reuters) - Deutsche Bank, qui s'apprête à publier une perte annuelle record en raison de dépréciations, du coût des litiges et de celui de sa restructuration, va réduire fortement les bonus accordés à ses salariés, a-t-on appris de trois sources proches du dossier.

Les salariés ne connaîtront qu'en mars le montant de leur rémunération variable mais ils ont déjà été informés du fait que les enveloppes globales attribuées à chaque division seraient réduites d'au moins 25% à 30%, ont précisé ces sources.

"Pour les salariés, 2015 sera probablement l'une des pires années de toutes", a dit un cadre du groupe bancaire qui a requis l'anonymat.

Une autre source a déclaré que la réduction des bonus concernerait tous les employés dont le salaire excède le niveau prévu par la convention collective négociée avec les syndicats, donc entre autres ceux de la division de banque d'investissement.

Deutsche Bank a refusé de commenter ces informations.

Au cours des cinq dernières années, la première banque allemande n'a pratiquement pas modifié les rémunérations et versait généralement aux salariés entre 38,5 à 40 centimes pour chaque euro de Produit net bancaire (PNB).

Dès sa prise de fonction le 1er juillet dernier, le président du directoire de la banque John Cryan avait prévenu les salariés qu'il fallait redorer un blason terni par des comportements blâmables.

En exposant la stratégie du groupe en octobre, marquée par l'annonce de 9.000 suppressions de postes, il avait aussi annoncé que les primes seraient réduites afin que les salariés assument eux aussi leur part des pertes.   Suite...

 
Deutsche Bank, qui s'apprête à publier une perte annuelle record en raison de dépréciations, du coût des litiges et de celui de sa restructuration, va réduire fortement les bonus accordés à ses salariés, selon trois sources proches du dossier, qui précisent que les enveloppes globales attribuées à chaque division seront réduites d'au moins 25% à 30%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach