Henri Poupart-Lafarge, prêt à conduire Alstom à grande vitesse

mercredi 20 janvier 2016 17h05
 

par Cyril Altmeyer

SAINT-OUEN, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Faire d'Alstom la référence dans le matériel roulant ferroviaire, mais aussi plus largement dans les systèmes de transport, voilà l'ambition d'Henri Poupart-Lafarge pour le groupe dont il doit prendre la tête fin janvier.

Ce choix pour succéder à Patrick Kron - consécutif au recentrage du groupe français sur les équipementiers ferroviaires après la cession de ses activités d'énergie à General Electric - ne doit rien au hasard.

Henri Poupart-Lafarge prendra officiellement la tête du nouvel Alstom à l'issue du règlement-livraison, prévu le 28 janvier, de l'offre publique de rachat d'actions lancée en novembre 2015 pour redistribuer 3,2 milliards d'euros aux actionnaires du groupe.

Entré chez Alstom en 1998, ce polytechnicien né en 1969, fils d'Olivier Poupart-Lafarge, ancien directeur général délégué de Bouygues, dirige le pôle transport depuis 2011.

"Vous direz que j'adore le ferroviaire", rétorque-t-il quand on l'interroge sur ses goûts en dehors d'Alstom. "Ce qui me plairait, c'est que vous ne fassiez pas de portrait. Je ne veux pas polluer le débat."

Tout entier focalisé sur Alstom, donc, Henri Poupart-Lafarge a des idées très précises sur le destin de son entreprise, un groupe mondialisé, plus proche de celui du canadien Bombardier, rencontré dans des appels d'offres aux quatre coins du monde, que du très européen Siemens.

Mais d'autres concurrents apparaissent, comme le géant chinois CRRC, issu de la fusion en 2015 entre CSR et CNR, ou des groupes venant de Corée ou de Russie, tandis qu'il reste en Europe des sociétés comme l'espagnole CAF.

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Faire d'Alstom la référence dans le matériel roulant ferroviaire, mais aussi plus largement dans les systèmes de transport, voilà l'ambition d'Henri Poupart-Lafarge pour le groupe dont il doit prendre la tête fin janvier. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults