L'UE et Rome se mobilisent autour du secteur bancaire italien

mercredi 20 janvier 2016 16h10
 

par Stefano Bernabei et Francesca Landini

MILAN/BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne et le gouvernement de Matteo Renzi se mobilisent mercredi pour tenter de régler le problème de la montagne de créances douteuses qui pèse sur les banques italiennes et fait plonger le secteur en Bourse de Milan, notamment la banque toscane Monte dei Paschi.

La Bourse craint de voir les banques italiennes être contraintes de passer de nouvelles provisions après que la Banque centrale européenne (BCE) a demandé dimanche des informations complémentaires à certaines banques en Europe, dont Monte Paschi, sur leurs créances douteuses.

La commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager a déclaré mercredi que la Commission européenne était engagée dans des négociations "très constructives" avec le gouvernement italien en vue de trouver une solution au problème des créances douteuses des banques du pays.

"Nous sommes engagés dans un dialogue très constructif avec les autorités italiennes pour permettre ce que le gouvernement italien juge nécessaire pour le secteur financier afin qu'il serve l'économie réelle", a-t-elle dit à la presse, notant que la Commission cherchait à résoudre le problème des créances douteuses.

L'Italie a envoyé à Bruxelles la semaine dernière un nouveau projet donnait aux banques italiennes la possibilité d'acquérir des garanties de l'Etat pour faciliter le transfert de leurs prêts non-performants dans un véhicule ad-hoc ("special-purpose vehicles"-SPV) créé dans le but de les liquider sur le marché.

De son côté, le président du Conseil Matteo Renzi rencontrait le ministre de l'Economie Pier Carlo Padoan et les responsables de la Banque d'Italie mercredi sur le secteur, a déclaré à Reuters une source gouvernementale.

"CONSOLIDATION PLUS NÉCESSAIRE QUE JAMAIS"   Suite...

 
La baisse des dépôts auprès de Monte dei Paschi a été limitée et les revenus de la banque italienne ont progressé au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent. Ces déclarations visent à rassurer les investisseurs après une chute de près de 32% du titre de la banque toscane en trois séances. /Photo d'archives/REUTERS/Stefano Rellandini