19 janvier 2016 / 13:01 / il y a 2 ans

Morgan Stanley dégage un bénéfice en réduisant les coûts

Morgan Stanley a dégagé un bénéfice au quatrième trimestre 2015, alors qu'elle était déficitaire un an auparavant, tirant parti d'une baisse à la fois des rémunérations et des frais juridiques. La banque de Wall Street a fait état mardi d'un bénéfice part du groupe de 753 millions de dollars contre une perte de 1,75 milliard un an plus tôt. /Photo d'archives/Mike Segar

(Reuters) - La banque Morgan Stanley a dégagé un bénéfice au quatrième trimestre 2015, alors qu'elle était déficitaire un an auparavant, tirant parti d'une baisse à la fois des rémunérations et des frais de justice.

Les charges hors intérêts de la banque de Wall Street ont diminué de 41% durant le trimestre, en raison notamment d'une réduction des effectifs dans l'activité de trading.

Les coûts des rémunérations ont été réduits de 28,5% à 3,65 milliards de dollars (3,35 milliards d'euros), en incluant 155 millions de dollars de charges attachées à des licenciements.

"Nous abordons 2016 en nous concentrant sans relâche sur la gestion des dépenses et dans l'obtention de meilleurs retours sur investissement pour nos actionnaires", explique le directeur général James Gorman dans un communiqué.

Au vu d'un contexte économique rude caractérisé par une chute des prix pétroliers, par une croissance chinoise qui ralentit et par l'incertitude entourant la cadence à laquelle la Réserve fédérale compte remonter les taux d'intérêt, les banques américaines n'ont trouvé d'autre moyen d'augmenter leurs profits que de réduire leurs coûts.

Des coûts réduits et des ardoises juridiques moins lourdes ont ainsi permis à Citigroup et JPMorgan Chase d'assurer le résultat la semaine passée.

Le produit net bancaire (PNB) ajusté de la Morgan Stanley, qui a mentionné des "conditions de marché difficiles" au second semestre, a diminué de 4,3% à 7,86 milliards de dollars, l'ensemble des segments sauf un ayant constaté une baisse de leurs revenus.

Le revenu de trading a augmenté de près de 1% à 1,47 milliard de dollars, porté par une croissance de 11,7% du revenu tiré des transactions et des ventes de titres qui a plus que compensé le tassement de 8,2% du chiffre d'affaires de l'obligataire et du négoce de matières premières.

Le revenu tiré de la gestion de fortune a fléchi de 1,4% à 3,75 milliards de dollars. La banque s'est concentrée sur ce segment, moins instable que le trading, au point qu'il a représenté près de la moitié de ses revenus l'an dernier.

"Je pense que nous avons une pression momentanée sur le coeur de métier (...) Un rebond devrait se poursuivre à mesure que nous progresserons dans le premier semestre 2016", commente Marty Mosby, analyste de Viking Sparks.

La banque de Wall Street a également fait état d'un bénéfice part du groupe de 753 millions de dollars, soit 39 cents par action, contre une perte de 1,75 milliard (91 cents par action) un an plus tôt.

En faisant abstraction d'un ajustement comptable, elle a dégagé un bénéfice de 43 cents par action, soit dix cents de mieux que le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, qui donnait aussi un PNB de 7,59 milliards de dollars.

Le rendement des fonds propres a été de 8,5% en 2015, alors que le directeur général Gorman visait 10%.

L'action gagnait 3% en avant-Bourse. Elle a chuté de 18% en 2015, le recul le plus prononcé au sein des grandes banques américaines.

Richa Naidu et Sudarshan Varadhan à Bangalore, avec Olivia Oran, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison

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