Crédit agricole envisage un bouleversement de structure

mardi 19 janvier 2016 13h31
 

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Crédit agricole S.A. (CASA) a annoncé mardi envisager un bouleversement de la structure capitalistique du groupe bancaire mutualiste avec le transfert de sa participation de 25% dans les caisses régionales vers une entité détenue par ces dernières.

L'opération simplifierait la structure complexe du groupe en mettant un terme à l'actionnariat croisé entre le véhicule coté en Bourse et les 39 caisses régionales.

Elle transformerait aussi profondément la nature de l'action Crédit agricole, qui, privée d'une partie de son exposition à la banque de détail en France, prendrait un profil un peu plus proche de celui de Natixis, la banque d'affaires cotée de son cousin mutualiste BPCE.

Attendue depuis des mois, la réforme de la structure du Crédit agricole a pris un tour inattendu par son ampleur, alors que les investisseurs attendaient dans un premier temps une réorganisation de l'organe central du groupe, actuellement logé au sein de CASA.

L'agence de presse Bloomberg a écrit lundi soir que le groupe bancaire envisageait une transaction intragroupe évaluée à 17 milliards d'euros qui permettrait à CASA de renforcer ses coussins de fonds propres. L'opération, selon Bloomberg, pourrait être annoncée en mars, mois au cours duquel le groupe doit présenté son plan stratégique 2020.

CASA "confirme mener des réflexions visant à la réalisation éventuelle d’une opération consistant en un reclassement intragroupe des certificats coopératifs d’associés et de certificats coopératifs d’investissement (les CCA/CCI) qu’il détient auprès d’une entité dédiée, intégralement détenue par les caisses régionales", écrit le groupe dans un communiqué publié à l'ouverture de la Bourse.

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Crédit agricole SA (CASA) envisage une réorganisation de la structure du groupe mutualiste dans laquelle la participation qu'il détient dans les caisses régionales serait transférée à ces dernières. /Photo prise le 4 août 2015/REUTERS/Stéphane Mahé