Inflation et croissance faibles en zone euro pour deux ans

jeudi 14 janvier 2016 14h03
 

par Sumanta Dey

(Reuters) - Une inflation très faible et une croissance modeste seront probablement les principales caractéristiques de l'économie de la zone euro jusqu'à la fin de l'an prochain au moins, montre une enquête de Reuters, mais les économistes jugent peu probable que la Banque centrale européenne (BCE) augmente ses achats mensuels de titres sur les marchés.

Menée auprès de plus de 100 économistes au cours de la semaine écoulée, cette enquête montre que la croissance dans la zone euro devrait être de 0,4% sur chacun des trimestres jusqu'au premier trimestre 2017, soit un dixième de point seulement au-dessus de la croissance enregistrée au troisième trimestre de l'an dernier.

Sur l'ensemble de l'année, la croissance est attendue à 1,5% en moyenne. Un chiffre acceptable au vu des standards européens mais considéré comme trop faible pour permettre une baisse marquée du chômage et une remontée sensible de l'inflation.

"La croissance devrait s'accélérer progressivement, faisant baisser le taux de chômage et au final, faisant remonter l'inflation. L'amélioration devrait toutefois être très progressive et trop lente pour être satisfaisante", écrit ainsi Louis Harreau, économiste de Crédit agricole, dans une note.

Il estime cependant que la BCE ne devrait pas prendre de nouvelles mesures d'assouplissement de sa politique monétaire, expliquant que "l'efficacité des mesures augmente avec l'assouplissement mais à un rythme lent, alors que leurs effets négatifs augmentent plus rapidement".

De nombreux responsables de la banque centrale sont sceptiques quant à la nécessité de nouvelles mesures à court terme, selon des informations exclusives de Reuters.

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Une inflation très faible et une croissance modeste seront probablement les principales caractéristiques de l'économie de la zone euro jusqu'à la fin de l'an prochain au moins, montre une enquête de Reuters, mais les économistes jugent peu probable que la Banque centrale européenne (BCE) augmente ses achats mensuels de titres sur les marchés. /Photo d'archives/REUTERS/Nacho Doce