Doutes des banquiers de la zone euro sur des mesures monétaires

jeudi 14 janvier 2016 13h26
 

par Balazs Koranyi et John O'Donnell

FRANCFORT (Reuters) - De nombreux responsables monétaires de la zone euro ont des doutes sur la nécessité de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire à court terme, montrent des discussions avec cinq d'entre eux, en dépit de la dégradation des anticipations d'inflation et des fortes attentes des investisseurs.

Si peu de changements sont attendus à l'occasion de la réunion du conseil des gouverneurs de la semaine prochaine, le véritable test devrait intervenir le 10 mars lorsque la Banque centrale européenne (BCE) dévoilera ses prévisions de croissance et d'inflation pour 2018 pour la première fois.

Même si elles ne montrent pas d'amélioration, certains des banquiers centraux avec lesquels Reuters s'est entretenu ont dit que la BCE ne devrait pas réagir immédiatement.

"Nous espérons tous (...) que ce que nous avons fait est suffisant", a dit un des membres indécis du conseil des gouverneurs. "Au vu de la volatilité des prix du pétrole, même si la prévision (d'inflation) pour 2018 est inférieure à l'objectif, il n'est pas nécessaire que nous agissions."

"La BCE a fait ce qu'il fallait, a donné de l'air avec des mesures accommodantes exceptionnelles. C'est maintenant à d'autres de faire leur travail avec la politique budgétaire, les investissements en infrastructures, les réformes structurelles", a ajouté ce gouverneur d'une banque centrale de la zone euro, qui a requis l'anonymat.

RENDEZ-VOUS EN MARS

Le président de la BCE, Mario Draghi, a déçu les attentes des marchés en décembre en annonçant des mesures moins ambitieuses qu'attendu, ce qui a relancé les anticipations de nouvelles initiatives dès le mois de mars, à l'occasion de la publication des nouvelles prévisions économiques.   Suite...

 
De nombreux responsables monétaires de la zone euro, dont des banquiers centraux, ont des doutes sur la nécessité de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire à court terme, montrent des discussions avec cinq d'entre eux, en dépit de la dégradation des anticipations d'inflation et des fortes attentes des investisseurs. /Photo prise le 3 décembre 2015/REUTERS/Ralph Orlowski