Airbus espère livrer plus de 650 avions en 2016

mardi 12 janvier 2016 19h39
 

par Cyril Altmeyer et Tim Hepher

PARIS (Reuters) - Airbus a annoncé mardi viser plus de 650 livraisons d'avions en 2016, soit plus qu'en 2015, avec un "book to bill" d'au moins un, en essayant comme son concurrent Boeing d'augmenter sa production pour écouler les commandes passées.

La dynamique commerciale des deux constructeurs s'est quelque peu essoufflée, le ralentissement économique mondial et le bas niveau des prix du pétrole pesant sur la demande pour leurs nouveaux avions plus économes en carburant.

Le patron d'Airbus Fabrice Brégier s'est toutefois montré confiant dans les perspectives de ventes d'avions en Chine, malgré la crise financière dans le pays, soulignant que les loueurs d'avions chinois avaient pris le relais de leurs concurrents américains et européens.

"Les Chinois ont beaucoup de liquidités et les ont placées dans le marché du 'leasing', encore très récemment", a-t-il expliqué lors de la conférence de presse annuelle du groupe.

"C'est un signe montrant que la vision qu'on a, d'une chute de la Bourse et d'un effondrement général, est déconnectée de l'économie réelle", a ajouté Fabrice Brégier, soulignant que l'appétit de la classe moyenne chinoise et asiatique pour le voyage n'avait, lui, pas diminué.

Airbus précise dans un communiqué avoir livré 635 avions en 2015 contre 629 en 2014, tandis que Boeing affiche 762 livraisons, dépassant l'européen pour la quatrième année d'affilée, les deux rivaux augmentant leur production pour écouler les commandes passées.

Airbus a réalisé 45% des livraisons totales, sa plus faible part de marché face à Boeing depuis 2002, la proportion diminuant même à 35% pour les très gros porteurs, au plus bas depuis 2001, en raison de la montée en puissance du 787 de Boeing.

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Bien lire 650 dans le titre. Le PDG d'Airbus, Fabrice Brégier, lors de la conférence de presse annuelle du groupe. L'avionneur européen vise plus de 650 livraisons d'avions en 2016, soit plus qu'en 2015, avec un "book to bill" d'au moins un, en essayant comme son concurrent Boeing d'augmenter sa production pour écouler les commandes passées.  /Photo prise le 12 janvier 2016/REUTERS/Jacky Naegelen