Choix fin 2015 du drone tactique entre Safran et Thales

vendredi 20 novembre 2015 11h13
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Les deux champions français de l'électronique de défense, Safran et Thales, sauront à la fin de l'année lequel de leurs drones tactiques sera choisi pour accompagner les interventions au sol de l'armée française, en particulier en Afrique où progresse Daech.

Pour le Patroller de Sagem (groupe Safran), cet appel d'offres à 500 millions d'euros pour fournir 28 drones tactiques, est celui de la dernière chance.

Confrontée à l'urgence opérationnelle, la France aurait bien voulu a priori se baser sur le traité franco-britannique de Lancaster House, signé il y a tout juste cinq ans et choisir sans plus attendre le drone Watchkeeper développé par Thales dans les deux pays.

Mais c'était sans compter sur la législation européenne sur les marchés publics de défense européenne qui requiert un appel d'offres.

"On ne savait pas justifier un achat de gré à gré d'un drone Watchkeeper alors qu'il y avait plusieurs offres européennes qui répondaient au besoin", a-t-on reconnu au ministère de la Défense, signalant que la décision attendue initialement courant novembre était désormais prévue fin 2015.

Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019, tandis qu'Airbus Group n'a pas présenté de dossier dans les délais.

Le déploiement de l'armée française en Afrique, en particulier dans la bande sahélo-saharienne, où elle traque des groupes armés comme Boko Haram, rallié à Daech, rend crucial le remplacement des drones Sperwer de Sagem, vieillissants.

"En Afrique, les distances sont encore plus grandes et il faut donc des moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance encore plus performants", résume-t-on au ministère français de la Défense.   Suite...

 
Le PDG de Thales, Patrice Caine, aux côtés du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, lors de la présentation du drone Watchkeeper au salon du Bourget. Les deux champions français de l'électronique de défense, Safran et Thales, sauront à la fin de l'année lequel de leurs drones tactiques sera choisi pour accompagner les interventions au sol de l'armée française, en particulier en Afrique où progresse Daech. /Photo prise le 20 juin 2015/REUTERS/Pascal Rossignol