Les attentats, risque supplémentaire pour la reprise économique

mardi 17 novembre 2015 21h24
 

PARIS (Reuters) - Les attentats de Paris et leurs conséquences représentent un facteur de risque supplémentaire pour la fragile reprise de l'économie française, qui a fait preuve jusqu'à présent de résistance face à un environnement international dégradé.

Les derniers indicateurs conjoncturels, en particulier les enquêtes sur le climat des affaires, montrent que la conjoncture reste favorablement orientée bien que modestement, en dépit des turbulences financières de l'été et du net ralentissement de plusieurs grandes économies émergentes.

Les facteurs de soutien de l'activité, qui ont permis un rebond de la croissance au troisième trimestre à 0,3% après le chiffre nul du deuxième trimestre, sont toujours à l'oeuvre.

La baisse de l'euro favorise les exportations, la faiblesse des prix du pétrole bénéficie au pouvoir d'achat, les conditions monétaires sont toujours très accommodantes et la Banque centrale européenne s'est dite prête à accroître encore son stimulus monétaire. Enfin, la politique budgétaire est moins restrictive avec les allègements fiscaux pour les entreprises et dans une moindre mesure pour les ménages.

Pourtant, la capacité de résistance de l'économie française au ralentissement de la croissance mondiale et à un surcroît d'incertitudes suscitait déjà des interrogations.

LE MEDEF INQUIET

Le patron du Medef s'est inquiété mardi des conséquences des attentats et de l'état d'urgence sur l'économie en général et les secteurs du commerce et du tourisme en particulier.

"Nous étions en montée lente sur le plan de la croissance, tout cela est très fragile, il ne faudrait pas que ces attentats conduisent à trop de difficultés sur le plan économique pour nos entreprises", a dit Pierre Gattaz, lors d'un point de presse.   Suite...

 
Les attentats de Paris et leurs conséquences représentent un facteur de risque supplémentaire pour la fragile reprise de l'économie française, qui a fait preuve jusqu'à présent de résistance face à un environnement international dégradé. /Photo prise le 17 novembre 2015/REUTERS/Jacky Naegelen