November 13, 2015 / 9:10 AM / 2 years ago

Bolloré serait prêt à investir 2 milliards d'euros dans Canal+

3 MINUTES DE LECTURE

Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, s'est dit prêt à investir quelque 2 milliards d'euros en vue de relancer le spécialiste de la télévision payante Canal+, confronté à une érosion de sa base d'abonnés. Fragilisé par l'essor des offres de vidéos en ligne type Netflix et par la concurrence des chaînes qataries beIN Sports, le numéro un de la télévision payante en France a perdu 88.000 abonnés dans l'Hexagone sur les neuf premiers mois de l'année. /Photo d'archives/Eric Gaillard

PARIS (Reuters) - Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, s'est dit prêt à investir quelque 2 milliards d'euros en vue de relancer le spécialiste de la télévision payante Canal+, confronté à une érosion de sa base d'abonnés, a-t-on confirmé vendredi de source proche de la chaîne cryptée.

Fragilisé par l'essor des offres de vidéos en ligne type Netflix et par la concurrence des chaînes qataries beIN Sports, le numéro un de la télévision payante en France a perdu 88.000 abonnés dans l'Hexagone sur les neuf premiers mois de l'année, selon des chiffres publiés mardi soir qui ont fait dégringoler l'action de sa maison mère en Bourse. et

Face aux difficultés de sa filiale, le groupe de médias et de divertissement, riche de huit milliards d'euros de trésorerie après une vague de cessions, a annoncé un plan d'investissement de deux ans afin de renouer avec une "croissance de long terme", sans donner de montant.

Devant les salariés de Canal+ réunis à l'Olympia, salle de spectacle détenue par Vivendi, Vincent Bolloré, qui a repris en main la chaîne cryptée depuis l'été, s'est montré, jeudi, plus précis en évoquant une enveloppe de deux milliards d'euros.

Le dirigeant de Vivendi, qui a pris en septembre la présidence du conseil de surveillance de Canal+, a évoqué plusieurs pistes de relance portant sur les contenus, l'internationalisation et la technologie.

Il a notamment parlé d'une remise au goût du jour des décodeurs de Canal+ qui pourrait représenter un investissement de l'ordre de 600 millions d'euros.

Il a également souligné la nécessité pour la chaîne cryptée de repasser à l'offensive sur le front des droits sportifs où Canal+ a perdu plusieurs compétitions phares désormais diffusées sur les chaînes concurrentes BeIN Sports.

Devant les salariés de Canal+, Vincent Bolloré a aussi défendu sa reprise en main musclée de la chaîne qui s'est soldée par un remaniement en profondeur de l'état-major et par une refonte de certains programmes avec pour l'instant des succès relatifs en terme d'audience.

"Nous pensons que le management va dans la bonne direction en réinvestissant et en réorganisant Canal+. Il n'y a pas d'autre issue à l'ère de Netflix", estiment les analystes d'Exane BNP Paribas dans une note publiée mercredi. "Mais cela sera douloureux, bien plus que prévu".

A 09h45, l'action de Vivendi recule de 0,7% à 19,98 euros. Depuis le début de l'année, elle baisse de 3,46% alors que l'ensemble du secteur des médias en Europe affiche une progression de 13%.

Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot

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