Les marchés européens finissent en hausse

mercredi 11 novembre 2015 18h01
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé la séance mercredi en hausse grâce à quelques bonnes nouvelles sur le front des entreprises, la microéconomie ayant pris l'ascendant sur la macroéconomie, marquée par des indicateurs chinois qui, une fois de plus, ont été en demi-teinte.

Wall Street, qui avait ouvert en très légère hausse sans trop s'en laisser conter par les chiffres chinois, s'est retournée à la baisse dans le courant de la matinée mais là encore les écarts sont faibles et dans des échanges nerveux où pèse l'hypothèque d'une hausse attendue des taux directeurs de la Réserve fédérale le mois prochain.

Les Bourses européennes restant proches de leurs meilleurs niveaux en trois mois, le sentiment est suffisamment haussier pour absorber une telle hausse des taux, de l'avis de certains intervenants.

"S'il y a une hausse ponctuelle de taux de la Fed, le marché a suffisamment d'appétit pour enjamber l'obstacle", dit ainsi Manoj Ladwa, responsable du trading chez TJM Partners. "Au-delà, la politique monétaire de la Banque centrale européenne reste accommodante et c'est un facteur de soutien pour les actions."

A Paris, l'indice CAC 40 a fini sur un gain de 0,82% à 4.952,51, tandis qu'à Francfort le Dax a avancé de 0,7% et qu'à Londres le FTSE a progressé de 0,35%. L'indice FTSEurofirst 300 a terminé la journée sur une hausse de 0,65% et l'EuroStoxx 50 s'est octroyé 0,69%.

Les investisseurs ont salué les résultats trimestriels du groupe allemand Henkel et les orientations stratégiques du brasseur danois Carlsberg, au point qu'ils terminent respectivement au premier et au deuxième rang des hausses de l'indice FTSEurofirst 300 avec des gains de 7,2% et 6,2%.

Deux autres brasseurs finissent bien la journée. SABMiller et AB InBev ont gagné 1,8% et 2,2% respectivement après la présentation des modalités de l'offre de rachat du premier par le second et l'annonce de la cession des parts de SABMiller dans la coentreprise américaine MillerCoors.

A l'inverse, Vivendi a cédé 5,8%, plus forte perte de l'indice EuroStoxx 50 et du CAC 40. Ses trimestriels ont déçu le marché et certains analystes s'inquiètent de l'annonce d'"une période d'investissements potentiellement élevée" au cours des deux prochaines années.

Osram, avec une chute de plus de 28%, a accusé de loin la plus forte perte de l'indice Stoxx 600, après avoir présenté un plan d'investissement de trois milliards d'euros jugé risqué.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES