Wall Street finit peu changée, la hausse des taux se précise

vendredi 6 novembre 2015 23h16
 

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini sans grand changement vendredi, partagée entre la hausse des valeurs financières et le repli de plusieurs autres secteurs en réaction à la publication de chiffres meilleurs qu'attendu de l'emploi, qui ouvrent la voie à une hausse des taux de la Réserve fédérale en décembre.

Le Dow Jones a gagné 46,90 points, soit 0,26%, à 17.910,33 et le Nasdaq Composite a progressé de 19,38 points (+0,38%) à 5.147,12 mais l'indice large Standard & Poor's-500, référence de nombreux investisseurs, a cédé 0,73 point (-0,03%) à 2.099,20 .

L'économie américaine a créé 271.000 emplois le mois dernier selon le rapport du département du Travail, le chiffre le plus élevé enregistré depuis décembre dernier.

Le taux de chômage est parallèlement revenu à 5,0%, au plus bas depuis avril 2008, un seuil qui correspond à la définition du plein emploi pour la plupart des économistes. Quant au salaire horaire moyen, il a augmenté de 0,4% le mois dernier.

Tous ces éléments, qui viennent s'ajouter aux très bons chiffres des ventes de voitures publiés mardi et aux dernières déclarations publiques de Janet Yellen, la présidente de la Fed,, confortent le scénario d'un relèvement du taux des fonds fédéraux, le principal instrument de politique monétaire conventionnel de la banque centrale, à l'issue de sa réunion des 15 et 16 décembre.

Après les chiffres de l'emploi, les marchés à termes estimaient à 70% la probabilité d'une première hausse de taux le mois prochain selon les données de CME Group, contre 58% juste avant la publication des statistiques.

Ces dernières ont favorisé l'appréciation du dollar, qui a pris plus de 1,2% sur la séance face à un panier d'autres grandes devises de référence, atteignant son plus haut niveau depuis mi-avril. L'euro s'affichait en fin de journée à 1,0740 dollar.

Les nouvelles économiques du jour ont aussi avantagé les valeurs bancaires, qui bénéficient généralement de la hausse des taux d'intérêt.

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS