La vigueur de l'emploi aux USA plaide pour une hausse des taux

vendredi 6 novembre 2015 15h59
 

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - L'économie américaine a créé beaucoup plus d'emplois que prévu en octobre, montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Travail, qui renforcent l'hypothèse d'un relèvement des taux d'intérêt dès le mois prochain aux Etats-Unis.

A 271.000, les créations d'emploi le mois dernier ont été les plus nombreuses depuis décembre 2014. Elles dépassent nettement les attentes puisque les économistes interrogés par Reuters en prévoyaient en moyenne 180.000. Elles sont même supérieures à la plus optimiste des 101 estimations du consensus, qui était de 240.000.

Les chiffres cumulés d'août et septembre ont été légèrement révisés à la hausse pour montrer 12.000 créations d'emploi supplémentaires par rapport aux annonces précédentes.

Le taux de chômage, calculé sur la base d'une enquête distincte de celle servant à mesurer les créations de postes, s'établit à 5,0%, au plus bas depuis avril 2008, après 5,1% en septembre. Les économistes l'attendaient inchangé.

L'euro a cédé 1,35% face au billet vert, autour de 1,0734 dollar, après la publication de ces statistiques.

La Bourse de New York, qui ouvre traditionnellement une heure après les chiffres de l'emploi, était sans tendance claire dans les premiers échanges, les investisseurs paraissant opter pour la prudence.

Les marchés européens ont interprété le message différemment, les principales Bourses du continent effaçant leurs pertes pour s'orienter nettement dans le vert.

Sur le front obligataire, les rendements des Treasuries à 10 ans ont touché un pic de plus de trois mois à 2,338%.   Suite...

 
Avec 271.000 postes, l'économie américaine a créé beaucoup plus d'emplois que prévu en octobre, ce qui renforce l'hypothèse d'un relèvement des taux d'intérêt dès le mois prochain. Le taux de chômage, calculé sur la base d'une enquête distincte de celle servant à mesurer les créations de postes, s'établit à 5,0%, au plus bas depuis avril 2008. /Photo d'archives/REUTERS/Lucy Nicholson