Le marché automobile est resté vigoureux en octobre aux USA

mardi 3 novembre 2015 16h31
 

DETROIT (Reuters) - Le secteur automobile s'apprête à annoncer mardi une nouvelle progression vigoureuse de ses ventes en octobre aux Etats-Unis, malgré les inquiétudes relatives à un tassement de la consommation des ménages et à la stagnation des salaires.

"Octobre a été un mois énorme pour le secteur, qui a écrasé les prévisions et poursuivi son excellente série", a dit Bill Fay, directeur général de Toyota aux Etats-Unis.

La faiblesse des prix des carburants et des taux d'intérêt devrait avoir profité aux gros modèles tels que les pick-ups et les SUV, disent les analystes.

Ces derniers s'attendent à une progression des ventes de 8% à 12% sur un an. Nombre d'entre eux prédisent même que le volume des ventes pourrait être le plus élevé depuis 2001, lorsque les constructeurs proposaient des financements sans intérêt après les attentats du 11-Septembre.

D'après un sondage effectué par Reuters auprès de 45 économistes, les ventes automobiles corrigées des variations saisonnières devraient avoir atteint 17,7 millions de véhicules en rythme annualisé en octobre aux Etats-Unis.

Fiat Chrysler Automobiles (FCA) voit même les ventes du secteur au-delà des 18 millions le mois dernier, tout comme General Motors, premier constructeur américain, qui les attend à 18,2 millions.

GM a fait état en ce qui le concerne d'une hausse de 16% de ses ventes, avec 262.993 véhicules vendus des marques Chevrolet, Buick, GMC et Cadillac.

Quant à FCA, il a connu un 67e mois consécutif de hausse de ses ventes sur un an, de 14,7% à 195.545 unités.

Cette progression a été alimentée par un bond de 33% des ventes de la marque Jeep. Les ventes de Fiat Chrysler lui-même ont baissé de 3% mais celles de ses SUV et de ses pick-ups ont augmenté de 20%.   Suite...

 
Usine Ford à Flat Rock dans le Michigan. Le secteur automobile s'apprête à annoncer mardi une nouvelle progression vigoureuse de ses ventes en octobre aux Etats-Unis, malgré les inquiétudes relatives à un tassement de la consommation des ménages et à la stagnation des salaires. /Photo prise le 20 août 2015/REUTERS/Rebecca Cook