Le division luxe pèse sur la croissance trimestrielle de L'Oréal

jeudi 29 octobre 2015 20h27
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - L'Oréal a fait moins bien qu'attendu au troisième trimestre, plombé par le ralentissement de sa division de produits de luxe en Asie et par la baisse de ses ventes au Brésil.

Alors que le numéro un mondial des cosmétiques avait dit tabler sur une accélération de sa croissance à taux de change constants dans la deuxième partie de l'année, elle est ressortie à 3,7% au troisième trimestre, un chiffre inférieur aux 4,3% attendus par les analystes, malgré une base de comparaison très favorable (+2,3% l'an dernier).

Le groupe avait déjà ralenti la cadence à 3,6% au trimestre précédent, avec la récession brésilienne et un tassement de sa division de produits grand public en Asie.

Cette fois-ci, ce sont les produits de luxe (Lancôme, Saint Laurent, Armani, Kiehl's) qui ont fortement décéléré (+4,2%), subissant "les turbulences de l'été en Asie, qui ont affecté les marchés de Hong Kong et du 'travel retail'", a fait savoir L'Oréal, évoquant "un ralentissement momentané".

Son PDG Jean-Paul Agon a précisé que les ventes de la division avaient été "négatives" dans les circuits de ventes détaxées en Asie, soulignant que le marché "se tenait bien en Chine continentale" avec une progression inférieure à 5%, identique à celle des trimestres précédents.

Il s'est également montré confiant dans une amélioration des tendances du "travel retail" en Asie au quatrième trimestre.

A l'image de l'ensemble du secteur du luxe, le groupe a souffert de la chute du tourisme chinois à destination de Hong Kong et de l'effondrement de la Bourse de Shanghai.

A l'inverse, la division de produits grand public (L'Oréal Paris, Garnier, Maybelline), première division du groupe, a accéléré la cadence à 3,3% (+1,9% au premier semestre) grâce surtout à la progression du maquillage de ses grandes marques, mais aussi celle de l'américaine NYX.   Suite...

 
L'Oréal fait état jeudi d'une croissance organique inférieure aux attentes, plombé par le ralentissement de sa division de produits de luxe en Asie. Les ventes du numéro un mondial des cosmétiques ont totalisé 5,94 milliards d'euros, signant une hausse de 10,1% en données publiées, portée par des effets de changes favorables. /Photo prise le 20 avril 2015/REUTERS/Charles Platiau