Sanofi prévoit une baisse des ventes du diabète jusqu'en 2018

jeudi 29 octobre 2015 09h47
 

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Sanofi a annoncé jeudi que les ventes de sa division diabète baisseraient jusqu'en 2018 et que l'impact de cette érosion, qui a encore pesé au troisième trimestre, ne serait que partiellement compensé par d'autres sources de revenus.

Le laboratoire pharmaceutique quantifie pour la première fois l'ampleur d'une décrue, annoncée en avril dernier, du chiffre d'affaires de sa division la plus importante.

Les revenus du diabète devraient ainsi diminuer entre 6% et 7% à change constants en 2015 et en moyenne annuelle entre 4% et 8% sur la période 2015-2018. Le groupe présentera ses solutions pour compenser partiellement l'impact du diabète sur son résultat opérationnel lors de la présentation de son plan stratégique, le 6 novembre.

La division "diabète" pâtit du recul du Lantus, le produit phare de Sanofi dont le brevet a expiré en février 2015 aux Etats-Unis et en mai en Europe.

Victime d'une guerre des prix aux Etats-Unis, ou ses ventes ont dégringolé de 19,6%, le chiffre d'affaires total de l'antidiabétique vedette du groupe a reculé de 10,8% au troisième trimestre alors que son successeur, le Toujeo, se met progressivement en place.

Cette insuline basale de nouvelle génération a été lancée aux Etats-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas et dans certains pays nordiques. Au troisième trimestre, elle a représenté 46 millions de chiffre d'affaires (13 milions au T2 et sept millions au T1).

Dans un communiqué, Olivier Brandicourt, le nouveau directeur général de Sanofi, assure néanmoins que "malgré les défis de notre activité diabète, nous sommes confiants dans les perspectives à long terme de Sanofi".

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Sanofi a publié jeudi des résultats en amélioration au troisième trimestre une nouvelle fois grâce aux bonnes performances de sa filiale américaine Genzyme alors que les pressions sur les antidiabétiques perdurent et que les frais de commercialisation liés aux nouveaux lancements tout comme les dépenses de recherche augmentent. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann