L'Insee revoit à la hausse le poids de l'industrie

mercredi 28 octobre 2015 07h50
 

PARIS (Reuters) - En plein débat sur le déclin industriel de la France, l'Insee a revu en hausse le poids de ce secteur à la faveur d'une nouvelle définition économique des entreprises qui donne, selon l'institut, une meilleure vision du tissu productif.

Le poids de la construction est aussi affecté positivement, mais dans une moindre mesure, par cette nouvelle méthode qui prend en compte l'organisation des entreprises en groupe, avec l'ensemble de leur filiales, et ne se contente plus de les recenser en tant qu'unités légales indépendantes.

Dans l'étude publiée mercredi, l'Insee estime que les entreprises industrielles pèsent ainsi 27,5% de la valeur ajoutée totale du secteur privé, soit 3,1 point de plus que dans l'ancienne définition, sur la base des données de 2011.

La valeur ajoutée du secteur privé représente un peu moins de la moitié du produit intérieur brut de la France.

S'agissant de la construction, son poids dans la valeur ajoutée du secteur privé est de même réévalué à 9,0% contre 8,6% auparavant.

L'explication tient au fait que "les entreprises tendent de plus en plus à s'organiser en groupes", déclare Elisabeth Kremp, responsable du département des synthèses sectorielles à la direction des statistiques d'entreprises de l'Insee.

La nouvelle méthode, qui est encore au stade de l'expérimentation et s'inscrit dans une approche européenne, prend en compte les liens de groupes.

Elle a pour conséquence de réaffecter aux entreprises industrielles leurs filiales tertiaires, pour l'essentiel celles où elles logent leurs fonctions supports (facturations, financement, recherche, activités de siège).

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En plein débat sur le déclin industriel de la France, l'Insee a revu en hausse le poids de ce secteur à la faveur d'une nouvelle définition économique des entreprises qui donne, selon l'institut, une meilleure vision du tissu productif. /PHoto d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann