L'économie mondiale a besoin d'un dollar plus faible

mardi 27 octobre 2015 16h14
 

par Jamie McGeever

(Reuters) - Une appréciation du dollar est sans doute la dernière des choses dont l'économie mondiale a besoin mais c'est précisément ce qui risque d'arriver.

La hausse de près de 20% du dollar depuis l'été 2014 pèse en effet sur les exportations des Etats-Unis et les profits des entreprises américaines, freinant la reprise économique outre-Atlantique.

Elle affecte aussi les économies émergentes en contribuant à l'effondrement des prix des matières premières et en accroissant le poids de leur dette libellée dans la devise américaine.

La Réserve fédérale, elle-même, s'en est inquiétée faisant référence aux effets de l'appréciation du taux de change sur l'économie pour justifier le mois dernier sa décision de reporter la hausse de ses taux directeurs.

La question pourrait bien se retrouver à nouveau au coeur des discussions lors de la réunion de son comité de politique monétaire cette semaine.

Un affaiblissement du dollar semble toutefois difficile à envisager alors que les autres grandes banques centrales poursuivent leur politique ultra-accommodante quand elles ne s'inquiètent pas ouvertement de l'appréciation de leur monnaie.

Les prévisionnistes anticipent dans leur grande majorité une dépréciation du dollar contre les autres monnaies de réserve à l'horizon des douze prochains mois.

Pour Willem Buiter, chef économiste de Citi et ancien responsable monétaire à la Banque d'Angleterre, un dollar plus faible permettrait de conjurer le risque d'un retour en récession ou d'une période prolongée de croissance inférieure au potentiel de l'économie mondiale.   Suite...

 
Une appréciation du dollar est sans doute la dernière des choses dont l'économie mondiale a besoin mais c'est précisément ce qui risque d'arriver. La hausse de près de 20% du dollar depuis l'été 2014 pèse en effet sur les exportations des Etats-Unis et les profits des entreprises américaines, y freinant la reprise économique. /Photo prise le 9 mars 2015/REUTERS/Dado Ruvic