Le déficit en France ramené à tout juste 3% du PIB en 2017

jeudi 15 octobre 2015 17h09
 

PARIS (Reuters) - Le déficit public de la France diminuerait à 3,5% de la richesse nationale l'an prochain puis 3,0% en 2017, soit des niveaux supérieurs à ce que prévoit le gouvernement, selon des économistes interrogés par Reuters dans le cadre d'une enquête trimestrielle.

Ces prévisions sont quasi inchangées par rapport à l'enquête précédente (-3,5% pour 2016 et -3,1% pour 2017) réalisée en juillet, alors que le ministère des Finances a assuré depuis que l'objectif pour 2015 (-3,8%) serait tenu avec "certitude".

Elles témoignent du caractère jugé toujours fragile de la trajectoire des finances publiques, dont les ambitions ont été revues à la baisse dans le programme de stabilité du printemps.

Celle-ci prévoit un déficit public ramené à 3,3% du PIB l'an prochain, puis 2,7% en 2017, soit nettement sous le seuil de 3% comme l'engagement en a été pris auprès de l'Union européenne.

Les économistes ont revu en baisse dans le même temps leurs anticipations pour la croissance française à 1,1% (-0,1 point) pour cette année et 1,4% (-0,2 point) pour l'an prochain. Pour 2017, leur prévision médiane se situe à 1,6% (-0,1 point).

Elles restent proches de celles du gouvernement, qui a bâti le projet de loi de finances 2016 sur une hypothèse de croissance de 1,5%, après 1,0% en 2015, et anticipe également une hausse de 1,5% du PIB en 2017.

Du côté des institutions internationales, l'OCDE voit une croissance française à +1,7% l'an prochain et le FMI à +1,5%.

La publication de cette enquête intervient au moment où des doutes s'expriment jusqu'au sein de la majorité sur la réalité des économies prévues l'an prochain dans les dépenses publiques.

La réalisation de l'effort de 50 milliards d'euros programmé sur la période 2015-2016 se heurte notamment à une inflation durablement basse qui atténue l'impact de mesures comme des gels de prestations.   Suite...

 
Le déficit public de la France diminuerait à 3,5% de la richesse nationale l'an prochain puis 3,0% en 2017, soit des niveaux supérieurs à ce que prévoit le gouvernement, selon des économistes interrogés par Reuters dans le cadre d'une enquête trimestrielle. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic