VW et les émergents donnent le blues aux investisseurs allemands

mardi 13 octobre 2015 13h28
 

BERLIN (Reuters) - Le sentiment des investisseurs allemands s'est encore nettement dégradé en octobre, beaucoup plus que prévu, sous le coup du scandale de trucage des tests anti-pollution de Volkswagen et du ralentissement des marchés émergents, montre mardi l'enquête mensuelle de l'institut d'études ZEW.

Cette enquête donne un premier aperçu de l'impact du scandale, le plus grave en 78 ans d'existence pour Volkswagen, sur le moral de la première économie d'Europe, alors même qu'une série d'indicateurs récents ont dévoilé une baisse des commandes et de la production industrielles et une chute des exportations.

L'institut basé à Mannheim annonce que son indice du sentiment économique est tombé ce mois-ci à 1,9, son plus bas niveau depuis octobre 2014, contre 12,1 le mois dernier et un consensus Reuters nettement plus élevé, qui était à 6,0.

"Le scandale des émissions chez Volkswagen et la faible croissance des marchés émergents refroidissent les perspectives économiques de l'Allemagne", explique le ZEW dans un communiqué.

Il a toutefois ajouté qu'étant donné l'environnement positif sur le marché intérieur et la reprise en zone euro, il était peu probable que l'économie allemande plonge dans une récession.

Venant à l'appui de l'institut, le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel a estimé mardi que le scandale VW ne serait pas durablement préjudiciable à l'économie allemande.

Ulrich Grillo, président de la fédération BDI des industries allemandes, a pareillement jugé que l'affaire VW ne porterait pas atteinte à la réputation de l'Allemagne dans le monde industriel.

Volkswagen est le premier constructeur automobile d'Europe et le plus gros employeur en Allemagne, avec plus de 270.000 emplois dans le pays et encore plus chez ses fournisseurs.

L'industrie automobile a par ailleurs contribué à hauteur de 17,9% aux 1.100 milliards d'euros d'exportations allemandes réalisées l'an dernier, selon les données de Deutsche Bank.   Suite...

 
L'INDICE ZEW EN ALLEMAGNE