October 12, 2015 / 4:38 PM / 2 years ago

LVMH porté par le cognac mais la mode-maroquinerie ralentit

4 MINUTES DE LECTURE

LVMH a fait mieux qu'attendu au troisième trimestre grâce à un rebond de ses ventes de cognac en Chine, tandis que les ventes de sa division phare, la mode-maroquinerie qui loge Louis Vuitton, ont été inférieures aux attentes. Le chiffre d'affaires du numéro un mondial du luxe a totalisé 25,288 milliards d'euros sur neuf mois. /Photo d'archives/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - LVMH a fait mieux qu'attendu au troisième trimestre grâce à un rebond de ses ventes de cognac en Chine, mais la dynamique a ralenti dans sa division phare, la mode-maroquinerie, où les ventes ont été nettement inférieures aux attentes.

Les ventes du numéro un mondial du luxe ont totalisé 8,58 milliards d'euros au troisième trimestre pour un consensus Thomson Reuters I/B/E/S de 8,61 milliards et sa croissance organique est ressortie à 7%, légèrement supérieure aux 5% à 6% attendus par les analystes et aux 6% enregistrés au premier semestre.

Très surveillée, la mode-maroquinerie, qui loge Louis Vuitton (principal contributeur aux profits du groupe), a marqué le pas (+3%, après 5% au premier semestre), faisant nettement moins bien que les 5% à 6% anticipés, dans un environnement dégradé, marqué par le ralentissement chinois, l'effondrement de la Bourse de Shanghai, la récession en Russie et la chute du trafic touristique chinois à Hong Kong et Macao.

Au premier semestre, la division avait résisté aux vents contraires grâce à l'explosion des achats touristiques en Europe et au Japon, liés aux écarts de prix nourris par la baisse de l'euro.

A l'inverse, la tendance s'est nettement accélérée dans les vins et spiritueux, deuxième division la plus profitable du groupe (+16% après seulement +2% au premier semestre) grâce à une reprise des expéditions de Hennessy vers la Chine.

"Les chiffres sont bons dans l'ensemble. Mais la croissance inférieure aux attentes dans la mode-maroquinerie risque d'être mal accueillie, nourrissant à nouveau des interrogations sur Louis Vuitton au moment où la reprise de la marque semblait acquise", commente Luca Solca, analyste d'Exane BNP Paribas.

Profil défensif

Dans ses autres divisions, LVMH a maintenu la cadence du premier semestre avec une croissance organique de 7% dans les parfums & cosmétiques (Dior, Guerlain, Givenchy).

Dans les montres-joaillerie (+11%), la surperformance de Bulgari et de Hublot a permis de compenser la baisse de Tag Heuer, en plein repositionnement.

Dans la distribution sélective (+5%) aussi, les bonnes performances de la chaîne de parfumerie Sephora ont permis de compenser les faiblesses de DFS, aux prises avec la chute du tourisme chinois à Hong Kong.

En Bourse, le titre LVMH signe une des meilleures performances du secteur, avec un gain de plus de 25% depuis le début de l'année, tandis que Kering grappille 1,7%, qu'Hermès gagne 15% et que Richemont recule de 5,6%, pénalisé par le recul des ventes de montres en Chine.

La valeur a profité de son profil jugé défensif lié à la diversité de ses marques et de ses secteurs d'activité capable de compenser ses points de faiblesses.

Le groupe tiendra une conférence téléphonique mardi et sera très attendu sur la dynamique de Louis Vuitton et l'évolution des ventes de Hennessy en Chine.

Sur neuf mois, le chiffre d'affaires a totalisé 25,288 milliards d'euros, signant une hausse de 18% en données publiées, porté par les effets favorables de la baisse de l'euro. A taux constants, la croissance est ressortie à 6%.

édité par Cyril Altmeyer

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