Volkswagen soumet un rapport à Berlin mais appelle à la patience

mercredi 7 octobre 2015 20h04
 

par Andreas Cremer

WOLFSBURG (Allemagne) (Reuters) - Volkswagen a présenté mercredi aux autorités allemandes ses premières propositions sur l'affaire de la fraude aux tests anti-pollution, tout en répétant qu'il faudrait du temps pour tourner la page de ce scandale sans précédent dans l'histoire du groupe.

Près de trois semaines après la révélation de l'affaire par les autorités américaines, le premier constructeur européen est sommé d'identifier les responsables de la fraude, de dire comment il compte mettre ses voitures en conformité avec la loi et si le groupe a manipulé les tests en Europe comme aux Etats-Unis.

"Des spéculations ou des informations trop vagues sur d'éventuelles avancées ne font l'affaire de personne", a déclaré Hans Dieter Pötsch, le nouveau président du conseil de surveillance du groupe, lors d'une conférence de presse après avoir été confirmé à son nouveau poste.

"Il faudra donc du temps jusqu'à ce qu'on ait des résultats factuels et fiables qui nous permettent de vous apporter une information globale", a-t-il dit, refusant tout autre question.

Hans Dieter Pötsch s'exprimait à l'issue d'une réunion extraordinaire des 20 membres du conseil au siège de Wolfsburg, destinée à discuter des résultats de l'enquête interne menée par le groupe, confronté à la plus grave crise de ses 78 années d'existence.

Volkswagen a par ailleurs soumis mercredi à la KBA, l'autorité fédérale allemande du secteur automobile, un plan détaillé de modification des quelque 11 millions de véhicules concernés.

Le ministre des Transports, Alexander Dobrindt, a déclaré à la presse que selon ce rapport, les moteurs diesel Euro-5 de 2,0 litres, 1,6 l et 1,2 l devraient être modifiés.

"Pour les moteurs 2,0 litres, VW dit qu'une solution logicielle sera prête cette année et qu'elle sera mise en oeuvre à partir du début de l'an prochain", a-t-il précisé.   Suite...

 
Hans Dieter Pötsch, l'ancien directeur financier de Volkswagen tout juste investi à la présidence du conseil de surveillance du groupe, a reconnu mercredi qu'il faudrait "du temps" pour tourner la page du scandale de la fraude aux tests anti-pollution. /Photo prise le 7 octobre 2015/REUTERS/Axel Schmidt