L'emploi marque le pas aux Etats-Unis

vendredi 2 octobre 2015 16h17
 

par Jason Lange

WASHINGTON (Reuters) - Les entreprises ont nettement ralenti les créations de postes ces deux derniers mois aux Etats-Unis et les salaires ont baissé en septembre, une évolution qui alimente les doutes sur la capacité de l'économie à supporter l'impact d'une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale d'ici la fin de l'année.

Les créations d'emploi hors agriculture n'ont atteint que 142.000 en septembre, alors que les économistes interrogés par Reuters en attendaient en moyenne 203.000. Les chiffres de juillet et d'août ont été révisés en baisse et font ressortir 59.000 créations de moins qu'estimé auparavant.

Le chiffre cumulé des deux derniers mois est le plus faible enregistré depuis plus d'un an et il pourrait conforter le scénario d'une décélération de la croissance américaine, en raison notamment des doutes sur la santé de l'économie chinoise.

Le secteur manufacturier américain a ainsi supprimé 9.000 postes en septembre après 18.000 en août. Celui des mines et de l'énergie, qui souffre de la chute des cours de nombreuses matières premières, en a perdu 10.000, septembre marquant son neuvième mois consécutif de baisse des effectifs.

"L'économie n'est pas aussi protégée que certains voulaient bien le croire", résume Brian Jacobsen, responsable de la stratégie d'investissement de Wells Fargo Funds Management.

Le taux de chômage, calculé sur la base d'une enquête distincte de celle servant à mesurer les créations de postes, est resté inchangé en septembre à 5,1%, comme attendu. La même enquête montre que 350.000 personnes sont sorties de la population active le mois dernier.

DES ARGUMENTS EN MOINS POUR UNE HAUSSE DES TAUX   Suite...

 
A 142.000 en septembre, les créations d'emploi aux Etats-Unis ont été nettement inférieures aux attentes, puisque les économistes interrogés par Reuters en prévoyaient en moyenne 203.000. Le chiffre d'août a été révisé en forte baisse, à 136.000 contre 173.000 initialement. /Photo d'archives/REUTERS/Mario Anzuoni