Repli du marché français des fusions-acquisitions sur neuf mois

mercredi 30 septembre 2015 12h10
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Le marché français des fusions et acquisitions, qui a enregistré au troisième trimestre un nouveau ralentissement de son activité, risque de connaître une année 2015 plus compliquée que prévu en raison notamment des inquiétudes des investisseurs sur l'état de santé de l'économie chinoise.

Début août, la décision des autorités chinoises de dévaluer le yuan a entraîné une véritable débâcle de la Bourse de Shanghai, provoquant un regain de tensions et de volatilité sur les marchés financiers à travers le monde.

D'après les données Thomson Reuters, le volume des transactions de fusions et acquisitions (M&A) a reculé de 43% sur le marché français au cours des neuf premiers mois de l'année.

Entre janvier et septembre 2015, le montant global des transactions de M&A est ainsi revenu à 112,8 milliards de dollars (100,3 milliards d'euros) contre 196,4 milliards un an plus tôt.

Sur le seul troisième trimestre, le volume des opérations n'a été que 27,3 milliards de dollars, pratiquement moitié moins qu'au troisième trimestre 2014.

"L'instabilité de marché qui s'est installée depuis les dévaluations du yuan du mois d'août, a suscité inquiétudes et interrogations qui n'ont, pour l'instant, pas été de nature à impacter nos opérations M&A en cours", souligne Alexandre Courbon, le responsable du M&A pour la France à la Société générale.

"Bien que les feux restent au vert, le second semestre s’annonce néanmoins plus incertain que les semestres précédents", ajoute-t-il toutefois.

Pour François Kayat, associé-gérant chez Lazard, "il est encore trop tôt pour déterminer l'impact du ralentissement de la croissance en Chine sur les activités de M&A".   Suite...

 
Le volume des transactions de fusions et acquisitions (M&A) a reculé de 43% sur le marché français au cours des neuf premiers mois de l'année. Entre janvier et septembre 2015, les transactions de M&A ont atteint 112,8 milliards de dollars (100,32 milliards d'euros) contre 196,4 milliards de dollars un an plus tôt. /Photo d'archives/REUTERS/Yves Herman