Les marques de mode doivent soigner leur "image prix"

mardi 29 septembre 2015 14h45
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Dans un marché de l'habillement toujours déprimé en France, les marques de grande diffusion doivent davantage soigner leur "image prix" et continuer d'investir dans le numérique pour fidéliser une clientèle devenue très volage.

Pour certaines enseignes, la cherté perçue par les consommatrices est décalée par rapport à leur positionnement de prix réel, selon une étude sur les tendances de consommation du textile féminin réalisée par le cabinet Simon-Kucher & Partners.

Ainsi, malgré un prix moyen pondéré assez proche - oscillant autour de 30 euros - chez H&M et Zara, les clientes interrogées sont nettement plus nombreuses (40%) à déclarer que les prix sont trop chers chez Zara, alors qu'elles ne sont que 10% à dire la même chose chez H&M.

Car en dépit de la crise, la promesse d'un prix bas n'est pas la plus attractive pour les clientes qui recherchent avant tout un bon rapport "qualité-prix".

"L'enjeu pour les marques c'est d'avoir un positionnement cohérent avec le territoire qu'elles veulent investir", a déclaré Martin Crépy, associé de Simon-Kucher & Partners, lors d'une présentation de presse.

Un travail sur l'image prix est nécessaire pour certaines enseignes, notamment sur des produits iconiques, a-t-il souligné.

Comme dans la grande distribution, la perception du prix se construit sur quelques produits de référence, que les clientes perçoivent comme étant les produits phares de chaque marque et qui sont aussi générateurs de trafic.

Ainsi, Zara l'emporte pour le désir d'achat d'une robe tandis que Kookaï est perçue comme une référence pour les vestes et que Camaïeu, première chaîne de prêt-à-porter en France par le nombre de ses magasins, se démarque pour les chemisiers.   Suite...

 
Dans un marché de l'habillement toujours déprimé en France, les marques de grande diffusion doivent davantage soigner leur "image prix", soit la cherté perçue par le consommateur, et continuer d'investir dans le numérique pour fidéliser une clientèle devenue très volage. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler