Les Bourses européennes terminent en nette baisse

jeudi 24 septembre 2015 18h14
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont encore été balayées jeudi par la tempête provoquée par le scandale Volkswagen, ses concurrents BMW et Daimler se retrouvant à leur tour au coeur de la tourmente bien qu'ils se défendent vigoureusement de toute pratique identique à celle de leur compatriote.

Malgré un nouveau recul de 3,3%, ce qui porte sa baisse depuis le début de la semaine à plus de 13%, soit 40 milliards d'euros de capitalisation boursière partis en fumée, le secteur automobile n'a pourtant pas été le moins performant du jour, laissant cette place aux valeurs liées aux matières premières (-3,56%) affectées par les craintes sur l'état de l'économie mondiale, en particulier chinoise.

Le groupe minier britannique Glencore, victime d'un abaissement d'objectif de cours de la part de Goldman Sachs, a en particulier plongé de près de 10% et touché en cours de séance un plus bas historique à 98,27 pence. Le titre a perdu deux tiers de sa valeur depuis le début de l'année.

À Paris, le CAC 40 a perdu 1,93% (85,59 points) à 4.347,24 points. Le Footsie britannique a abandonné 1,17% et le Dax allemand 1,92%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a cédé 1,97% et le FTSEurofirst 300 2,15%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street était aussi orientée à la baisse, ses trois grands indices perdant entre 1,3% et 1,6%.

A l'origine des secousses qui fragilisent l'ensemble du secteur automobile européen, Volkswagen a paradoxalement enregistré la seule hausse du Dax (+0,58%). Les investisseurs ont salué la démission du président du directoire Martin Winterkorn, qui a finalement assumé la responsabilité de la manipulation des tests sur les émissions polluantes des véhicules du groupe. Le titre Volkswagen a néanmoins perdu plus de 30% depuis le début de la semaine.

Les doutes sur les pratiques des constructeurs se sont répandus à ses concurrents allemands, BMW et Daimler, qui ont subi les deux plus fortes baisses de l'EuroStoxx 50, respectivement 5,15% et 4,43%, alors même qu'ils rejettent vigoureusement les soupçons à leur encontre.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison)

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES