Ralentissement de la croissance du secteur privé en zone euro

mercredi 23 septembre 2015 10h48
 

(Reuters) - La croissance de l'activité du secteur privé s'est tassée en septembre dans la zone euro en raison de la baisse de la demande en provenance d'Asie, ce qui a limité les créations d'emplois et la production industrielle, même si les entreprises de services ont augmenté leur prix pour la première fois en plus de quatre ans, montre l'étude mensuelle Markit auprès des directeurs d'achat.

L'indice PMI composite Markit, qui regroupe l'industrie et les services, s'est élevé à 53,9 en septembre après 54,3 le mois précédent. Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à un recul à 54,1.

Cet indice est supérieur depuis mi-2013 au seuil de 50 séparant contraction et expansion de l'activité.

"Les exportations sont sous la pression de l'Asie, ce qui a abaissé la demande globale", souligne Chris Williamson, économiste en chef chez Markit, évoquant une croissance du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro de 0,4% au troisième trimestre, conforme au consensus des économistes interrogés par Reuters.

Le sous-indice de l'emploi est tombé à un creux de huit mois.

L'indice PMI du secteur manufacturier a reculé à 52,0, conformément au consensus, après 52,3 en août en raison du ralentissement de la croissance des commandes à l'export. Le sous-indice de la production manufacturière a touché un plus bas de quatre mois.

L'indice PMI des services, secteur prédominant dans la zone euro, est passé de 54,4 en août à 54,0 ce mois-ci. Les économistes avaient prédit 54,2.

Les entreprises de services ont pu augmenter leurs prix pour la première fois en plus de quatre ans, ce qui pourrait être un signe d'apaisement des pressions déflationnistes.

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Marché San Anton dans le centre de Madrid. La croissance de l'activité du secteur privé s'est tassée en septembre dans la zone euro en raison de la baisse de la demande en provenance d'Asie, ce qui a limité les créations d'emplois et la production industrielle, même si les entreprises de services ont augmenté leur prix pour la première fois en plus de quatre ans. /Photo d'archives/REUTERS/Juan Medina