Les jours de Martin Winterkorn à la tête de VW semblent comptés

mercredi 23 septembre 2015 00h09
 

par Andreas Cremer

FRANCFORT (Reuters) - Les jours de Martin Winterkorn à la tête de Volkswagen semblaient comptés mardi, le constructeur automobile ayant déclaré qu'un scandale relatif à des tests anti-pollution truqués aux Etats-Unis risquait de concerner 11 millions de véhicules dans le monde entier.

Des sources proches du conseil de surveillance de VW ont démenti mardi soir des informations du journal Hannoversche Allgemeine Zeitung selon lesquelles le leader mondial de l'automobile avait avancé une réunion du comité restreint de son conseil de surveillance à mardi soir, au lieu de mercredi.

Le comité exécutif compte se retrouver mercredi pour évoquer le scandale des tests anti-pollution et l'agenda d'une réunion pleinière du conseil de surveillance prévue de longue date pour vendredi, ont indiqué les sources.

Auparavant, le journal Taggespiegel avait rapporté que le conseil déciderait vendredi de remplacer son président du directoire par Matthias Müller, le patron de la filiale Porsche.

Un porte-parole de Volkswagen a démenti cette information du Taggespiegel. Winterkorn pour sa part n'a fait aucune mention de son avenir dans un message vidéo publié sur le site du groupe, se contentant à nouveau de présenter ses excuses.

En tout état de cause l'un de ses alliés lui a retiré son soutien en public. "Je ne veux préjuger ni des débats à venir, qui seront intenses, ni m'exprimer sur des points précis ou toute conséquence éventuelle", a dit Stephan Weil, ministre-président du Land de Basse-Saxe, à la presse lorsqu'on l'a interrogé sur l'avenir de Winterkorn.

Weil, qui siège au conseil de surveillance en tant que représentant du Land, deuxième actionnaire du constructeur, avait aidé cette année Winterkorn à résister à une offensive du président Ferdinand Piëch et avait approuvé ce mois-ci la prorogation de son mandat.

  Suite...

 
Les jours de Martin Winterkorn à la tête de Volkswagen semblaient comptés mardi, le constructeur automobile ayant déclaré qu'un scandale relatif à des tests anti-pollution truqués aux Etats-Unis risquait de concerner 11 millions de véhicules dans le monde entier. /Photo prise le 14 septembre 2015/REUTERS/Kai Pfaffenbach