Volkswagen, accusé de tromperie, s'effondre en Bourse

lundi 21 septembre 2015 21h14
 

par Andreas Cremer

BERLIN (Reuters) - Volkswagen a plongé de 18,6% lundi en Bourse après avoir chuté un temps de plus de 20%, sa plus forte baisse sur une seule séance en 78 ans d'existence, après les accusations américaines de tromperie sur les émissions polluantes de ses voitures, qui l'exposent à des amendes colossales et pourraient avoir des retombées en Europe.

L'agence fédérale américaine de protection de l'environnement, l'EPA, a annoncé vendredi que le premier constructeur automobile d'Europe avait équipé plusieurs centaines de milliers de voitures VW et Audi d'un logiciel visant à truquer les données sur les émissions polluantes.

Le groupe s'expose en théorie à des amendes d'un montant total de 18 milliards de dollars (15,8 milliards d'euros), soit près d'une fois et demie son bénéfice net 2014.

Volkswagen, qui a reconnu avoir "abusé de la confiance de ses clients", a ordonné à ses concessionnaires aux Etats-Unis d'interrompre la vente de certains modèles diesel.

En Allemagne, le ministre de l'Economie, Sigmar Gabriel, a appelé le constructeur à faire toute la lumière sur ces accusations en parlant d'un "grave incident". Il a exprimé sa crainte de voir l'affaire éclabousser tout le secteur automobile allemand, un pilier de l'économie nationale.

Un responsable du ministère de l'Environnement a pour sa part qualifié l'attitude présumée de Volkswagen de "tromperie manifeste du consommateur". Le gouvernement a annoncé des contrôles visant à déterminer si des données sur les émissions polluantes avaient également été faussées en Allemagne, voire dans toute l'Europe.

Selon l'agence Bloomberg, qui cite deux responsables américains, le département de la Justice des Etats-Unis a ouvert une enquête au civil.

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Volkswagen a plongé de 18,6% en Bourse lundi, sa plus forte baisse sur une séance en 78 ans d'existence, en réaction à des accusations aux Etats-Unis de tromperie sur les émissions polluantes de ses voitures, qui l'exposent à des amendes colossales et pourraient avoir des retombées en Europe. /Photo prise le 21 septembre 2015/REUTERS/Shannon Stapleton