Wall Street termine en net recul, refroidie par la Fed

vendredi 18 septembre 2015 22h43
 

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en net repli vendredi, la décision de la Réserve fédérale américaine de maintenir ses taux directeurs près de zéro renforçant les inquiétudes sur la croissance mondiale et prolongeant la période d'incertitude sur le calendrier de resserrement de sa politique monétaire.

L'indice Dow Jones a perdu 289,95 points, soit 1,74%, à 16.384,79. Le S&P-500, plus large, a reculé de 32,12 points, soit 1,61%, à 1.958,08. Le Nasdaq Composite a cédé de son côté 66,72 points (-1,36%) à 4.827,23 points.

Sur l'ensemble de la semaine et le Dow Jones a perdu 0,3% et le S&P a cédé 0,1% alors que le Nasdaq a gagné 0,1%.

"Les perspectives pour les actions sont subitement beaucoup moins claires", écrivent les analystes de JPMorgan dans une note.

L'indice de volatilité du CBOE est en hausse de plus de 6%, traduisant le regain de nervosité des investisseurs.

"Les investisseurs se demandent jusqu'à quel point ils doivent s'inquiéter de la croissance mondiale", note Jeremy Zirin, responsable de la stratégie actions chez UBS Wealth Management. "La Fed s'est quasiment donné un quatrième mandat, sur la croissance mondiale, en plus de l'emploi et l'inflation."

Au-delà de la santé de l'économie mondiale, la Fed a justifié sa décision de ne pas relever ses taux par la volatilité des marchés mondiaux et la faiblesse de l'inflation américaine. A Wall Street, ce contexte est jugé peu favorable à la croissance des profits des entreprises et a fortiori au maintien des actions à leurs niveaux de valorisation actuels.

En dépit de sa baisse récente, l'indice S&P-500 se traite en effet sur la base de 15,6 fois les bénéfices attendus, contre un niveau médian de 14,7 sur les dix dernières années, selon les données Thomson Reuters StarMine.

Bien que la présidente de la Fed ait laissé la porte ouverte à une première hausse d'ici la fin de l'année, peut-être dès la réunion d'octobre, un nombre croissant d'économistes, dont ceux de Morgan Stanley et de Barclays, anticipent désormais que la banque centrale américaine attendra 2016 pour passer à l'action.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS