Un scénario de croissance prudent pour le budget 2016

mercredi 16 septembre 2015 12h36
 

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a retenu des hypothèses prudentes pour son projet de budget 2016 afin d'éviter tout dérapage, un an après avoir dû réclamer à ses partenaires européens un nouveau délai pour tenir ses engagements de baisse des déficits.

Sans surprise, le "cadrage macroéconomique" du PLF (projet de loi de finances) présenté mercredi par le ministre des Finances Michel Sapin reprend l'essentiel des prévisions incluses dans la nouvelle trajectoire des finances publiques publiée au printemps et acceptée par Bruxelles.

"Je préfère constater ce qui est que d’espérer ce qui ne sera pas", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse.

Le projet de budget qui sera dévoilé le 30 septembre reposera ainsi sur une croissance économique attendue à 1,5% après 1,0% en 2015, le ministre confirmant une nouvelle fois cette dernière prévision.

Au moment où la croissance de l'économie mondiale ralentit, "cette hypothèse est en ligne avec ce que prévoient les institutions internationales, en ligne aussi avec le consensus", a déclaré Michel Sapin.

L'OCDE, qui a revu à la baisse mercredi ses prévisions de croissance globale, a ramené ses anticipations sur la France à 1,0% en 2015 (-0,1 point par rapport aux précédentes prévisions et 1,4% (-0,3 point) en 2015.

Le gouvernement prévoit en outre un rebond de l'inflation, qui devrait atteindre 1,0% en moyenne l'an prochain après 0,1% cette année.

Dans ce contexte, Michel Sapin a assuré que la France tiendrait ses engagements du printemps sur les finances publiques : leur déficit sera ainsi ramené à 3,3% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain après 3,8% en 2015, puis sous 3%, un objectif repoussé à deux reprises ces dernières années, en 2017.   Suite...

 
Le gouvernement a retenu des hypothèses prudentes pour son projet de budget 2016 afin d'éviter tout dérapage.  Il reposera ainsi sur une croissance économique attendue à 1,5% après 1,0% en 2015. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic