GE transfère 400 emplois en France faute de garanties à l'export

mardi 15 septembre 2015 18h12
 

WASHINGTON (Reuters) - General Electric a annoncé mardi le transfert de 500 postes de ses activités de production de turbines électriques des Etats-Unis vers l'Europe et la Chine, dont 400 en France.

Le conglomérat américain explique cette décision par le fait qu'il n'a plus accès aux garanties à l'export que lui assuraient l'Export-Import Bank américaine depuis que le Congrès a fermé celle-ci en juin.

Il précise que la Coface, l'agence française de financement à l'export, a accepté d'apporter son soutien à certains projets du groupe via une nouvelle ligne de crédit en échange du transfert sur le site français de Belfort d'activités de production représentant 400 emplois.

Une porte-parole de GE a expliqué que ces 400 postes s'ajouteraient au millier d'emplois que le groupe s'est engagé à créer en France après le rachat de la branche énergie d'Alstom, une promesse faite dans le cadre des discussions avec les autorités françaises. L'opération a obtenu la semaine dernière le feu vert définitif de la Commission européenne.

Les annonces de mardi portent également sur cent postes appelés à être délocalisés des Etats-Unis vers la Hongrie et la Chine.

GE explique qu'il est candidat à des projets internationaux dans l'énergie représentant un total de 11 milliards de dollars (9,7 milliards d'euros) et nécessitant des financements par des agences de crédit à l'export.

Les sites américains touchés par les délocalisations sont situés en Caroline du Sud, dans l'Etat de New York, au Texas et dans le Maine, mais aucun d'eux ne fermera, a précisé une porte-parole de GE.

John Rice, vice-président du groupe, a déclaré à Reuters que GE annoncerait bientôt des accords avec d'autres organismes de crédit à l'export, des institutions qui assurent les entreprises exportatrices contre le risque de défaut de leurs clients étrangers.

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General Electric annonce le transfert de 500 postes de ses activités de production de turbines électriques des Etats-Unis vers l'Europe et la Chine, dont 400 à Belfort. Le groupe industriel américain explique cette décision par le fait qu'il n'a plus accès aux financements de l'Export-Import Bank américaine tandis que la Coface, l'agence française de financement à l'export, a accepté d'apporter son soutien à certains projets du groupe via une nouvelle ligne de crédit en échange du transfert d'activités sur le site de Belfort. /Photo prise le 24 juin 2014/REUTERS/Vincent Kessler