"Jamais" de conflit d'intérêts, promet Villeroy de Galhau (BdF)

vendredi 11 septembre 2015 14h10
 

par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - François Villeroy de Galhau, candidat de François Hollande au poste de gouverneur de la Banque de France, a assuré vendredi à Reuters qu'il n'y aurait jamais de situation de conflit d'intérêts entre lui et son ancien employeur BNP Paribas grâce aux mesures qu'il a promises aux parlementaires.

Les commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, qui doivent encore auditionner François Villeroy de Galhau, sont en mesure de mettre un veto en se prononçant chacune au trois cinquièmes contre cette nomination.

"La lettre que j'ai envoyée aux commissions des Finances garantit qu'il n'y aura jamais de situation de conflit d'intérêts", écrit à Reuters l'ancien dirigeant de BNP Paribas, qui explique ne pas pouvoir donner plus de détails aux médias, ses prochaines interventions étant réservées aux parlementaires.

L'audition de François Villeroy de Galhau par la commission des Finances de l'Assemblée aura lieu le 29 septembre.

Selon le journal Les Echos, François Villeroy de Galhau s'est engagé notamment à renoncer à toute rémunération différée de BNP Paribas et à ne participer à aucune décision concernant son ex-employeur dans un délai de deux ans après son départ du groupe, soit jusqu'en mai 2017.

François Hollande a annoncé mardi avoir proposé la nomination François Villeroy de Galhau, une décision qui a fait débat puisqu'il participera à la supervision du secteur où opère son ancien employeur.

Ancien élève de l'ENA et habitué des cabinets ministériels socialistes avant de rejoindre la BNP en 2003, François Villeroy de Galhau, catholique classé à gauche, a été préféré à Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne dont la candidature était défendue par certains responsables à Bercy.

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François Villeroy de Galhau, candidat de François Hollande au poste de gouverneur de la Banque de France, a assuré vendredi à Reuters qu'il n'y aurait jamais de situation de conflit d'intérêts entre lui et son ancien employeur BNP Paribas grâce aux mesures qu'il a promises aux parlementaires. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau