Lufthansa annule la moitié de ses long-courriers prévus mardi

lundi 7 septembre 2015 21h51
 

par Victoria Bryan

BERLIN/FRANCFORT (Reuters) - Lufthansa a annulé un peu moins de la moitié de ses vols long-courriers prévus mardi en raison d'une grève du syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit (VC), en conflit avec la direction de la compagnie aérienne sur les salaires, les retraites et les réductions de coûts.

Ce 13e mouvement de grève en 18 mois affectera tous les vols passagers long-courriers et tous les vols cargo au départ de l'Allemagne entre 6h00 GMT et 21h59 GMT mardi, a précisé le syndicat.

VC a annoncé dans la soirée qu'une deuxième grève serait organisée mercredi à partir de 22h00 GMT. Elle touchera les court-courriers de Lufthansa et ceux de sa filiale à bas coûts Germanwings.

Lufthansa a toutefois dit de son côté qu'elle assurerait 90 des 174 vols long-courriers planifiés pour mardi et les sept vols fret grâce à des pilotes qui se sont portés volontaires.

Dirk Schlamp, analyste de DZ Bank, estime que le coût de la grève de mardi pourrait être inférieur à 10 millions d'euros, tout en ajoutant qu'il était difficile de l'estimer.

La Lufthansa tente de réduire ses coûts pour défendre ses parts de marché face aux compagnies low cost comme Ryanair qui ciblent l'Allemagne.

Les discussions entre la direction et Vereinigung Cockpit, qui représente environ 5.000 pilotes de la Lufthansa et de sa filiale Germanwings, ont été à nouveau rompues la semaine dernière.

Le syndicat avait pourtant annoncé des concessions, acceptant notamment de porter l'âge de la retraite à 60 ans et d'examiner des mesures pour ramener les coûts à un niveau comparable à ceux d'easyJet.   Suite...

 
Lufthansa a annulé un peu moins de la moitié de ses vols long-courriers prévus mardi en raison d'une grève du syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit (VC), en conflit avec la direction de la compagnie aérienne sur les salaires, les retraites et les réductions de coûts.
Il s'agit du 13e mouvement de grève en 18 mois. /Photo prise le 8 juillet 2015/REUTERS/Jean-Paul Pélissier