Wall Street confirme son rebond en gagnant plus de 2%

jeudi 27 août 2015 23h24
 

NEW YORK (Reuters) - De solides indicateurs sur l'économie américaine ont permis à Wall Street de gagner plus de 2% jeudi et de poursuivre ainsi son spectaculaire rebond de la veille, laissant espérer que le pire est passé pour les Bourses mondiales après leur lundi noir.

L'indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a gagné 369,26 points, soit 2,27%, à 16.654,77 et le Standard & Poor's-500, plus large, a pris 47,15 points ou 2,43% à 1.987,66. Le Nasdaq Composite des valeurs de croissance a avancé de son côté de 115,17 points (2,45%) à 4.812,71.

Avec un gain total de 6,3%, le Dow Jones enchaîne sa plus forte progression sur deux séances depuis 2008, et le S&P-500 comme le Nasdaq réalisent leur meilleur doublé depuis 2009 avec respectivement +6,4% et +6,8% en deux jours.

Le S&P avait perdu au total 11% sur les six séances précédentes en raison des inquiétudes entourant la Chine.

William Dudley, le président de la Fed de New York, a provoqué le rebond en admettant mercredi que la Réserve fédérale pourrait temporiser et ne pas relever ses taux dès sa réunion monétaire des 16 et 17 septembre.

Les statistiques de jeudi sont venues rassurer sur l'état de l'économie américaine, sans pour autant raviver les craintes sur les taux.

La croissance du deuxième trimestre a été révisée plus fortement que prévu, à +3,7% en rythme annualisé, et les inscriptions au chômage ont baissé de 6.000 à 271.000 la semaine dernière, restant pour la 25e semaine d'affilée sous le seuil des 300.000.

"La statistique révisée du produit intérieur brut montre que les fondamentaux de l'économie américaine restent forts et en croissance en dépit de tous les vents contraires qu'on a pu avoir", commente Brad McMillan, directeur des investissements chez Commonwealth Financial à Waltham (Massachusetts).

Malgré ces indicateurs robustes, les traders n'évaluent qu'à 25% la probabilité d'une hausse de taux en septembre. La Fed, qui maintient ses taux proches de zéro depuis la crise financière, a promis de normaliser sa politique monétaire seulement quand elle aura constaté une reprise durable.   Suite...

 
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