La zone euro donne son feu vert au plan d'aide à la Grèce

vendredi 14 août 2015 23h29
 

par Alastair Macdonald et Lefteris Papadimas

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro ont donné vendredi leur feu vert à un plan d'aide à la Grèce de jusqu'à 86 milliards d'euros sur trois ans.

Après six heures de discussions à Bruxelles, l'Eurogroupe a validé comme prévu le protocole d'accord établi entre le gouvernement grec et ses créanciers internationaux, que le Parlement grec avait précédemment ratifié.

Sous réserve d'approbation la semaine prochaine par le Parlement allemand et quelques autres assemblées européennes, le Mécanisme européen de stabilité (MES) devrait approuver mercredi une première tranche de 26 milliards d'euros.

Athènes disposera dès jeudi de 13 milliards d'euros dans ses caisses pour honorer des remboursements pressants, notamment un versement de 3,2 milliards d'euros dû à la Banque centrale européenne (BCE).

Cette première tranche comprend une somme de 10 milliards d'euros destinée à recapitaliser les banques grecques, qui ont souffert en raison des difficultés économiques que traverse le pays et des mesures de contrôle des capitaux imposées en juin dernier.

François Hollande a salué dans un communiqué un accord qui constitue, selon lui, la "preuve que l'Europe est capable d'avancer sur la base de principes de solidarité et de responsabilité".

L'Elysée estime qu'il s'agit d'une "étape décisive" qui a pu être "atteinte grâce à la détermination du gouvernement d'Alexis Tsipras qui s'est engagé sur la voie de réformes courageuses".

Le ministre français des Finances, Michel Sapin, a estimé pour sa part que cet accord constituait "un succès pour la Grèce et pour l'Europe".   Suite...

 
Le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos. Les ministres des Finances de la zone euro ont donné vendredi leur feu vert à un plan d'aide à la Grèce de jusqu'à 86 milliards d'euros sur trois ans. Après six heures de discussions, l'Eurogroupe a validé comme prévu le protocole d'accord établi entre le gouvernement grec et ses créanciers internationaux, que le parlement grec avait précédemment ratifié. /Photo prise le 14 août 2015/REUTERS/François Lenoir