Wall Street fait du surplace, le pétrole pèse

jeudi 13 août 2015 22h39
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini sans tendance jeudi, effaçant ses gains en fin de séance sous la pression du compartiment de l'énergie qui a pâti de la rechute des cours du pétrole, avec le brut léger américain qui est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

L'indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a conservé en clôture un maigre gain de 5,74 points ou 0,03% à 17.408,25, après être monté en séance jusqu'à 17.481.

L'indice plus large Standard & Poor's 500 a abandonné 2,66 points, soit 0,13%, à 2.083,39 et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a cédé 10,83 points (0,21%) à 5.033,56 en dépit d'une belle progression de Cisco.

Le compartiment de l'énergie a accusé la plus forte baisse des 10 grands indices sectoriels S&P-500 dans le sillage du brut léger texan WTI qui a brièvement enfoncé le seuil des 42 dollars pour la première fois depuis 2009.

Les assurances données par la Chine sur sa politique de change ont par ailleurs permis au marché de se focaliser de nouveau sur l'économie américaine, mais les solides indicateurs du jour plaident en faveur d'une hausse des taux de la Réserve fédérale dès le mois prochain.

La Banque populaire de Chine, s'efforçant d'endiguer le mouvement de vente massif qui a fait perdre au yuan environ 4% de sa valeur en deux jours, a tenu une conférence de presse pour dire que la conjoncture chinoise ne justifiait pas une dépréciation supplémentaire de la devise.

Ces assurances semblant exclure une guerre des monnaies ont permis aux marchés européens de rebondir après deux séances de forte baisse et au dollar de reprendre des couleurs en réaction aux indicateurs économiques américains.

Le rebond plus fort qu'attendu des ventes au détail en juillet et le marché du travail toujours robuste, en dépit d'une légère augmentation des inscriptions au chômage la semaine dernière, remettent en selle l'hypothèse d'une hausse des taux directeurs de la Fed lors de sa prochaine réunion des 16-17 septembre, même si la baisse de 0,9% des prix à l'importation en juillet confirme l'absence de pressions inflationnistes.

Les anticipations de hausse de taux avaient baissé depuis mardi après la dévaluation inattendue du yuan, mais une enquête publiée jeudi par Reuters montre que les économistes tablent toujours sur un premier resserrement en septembre, qui pourrait être suivi d'un autre en décembre.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS