Adecco ne rassure pas le marché, le titre décroche

mardi 11 août 2015 12h22
 

par Michael Shields et Rupert Pretterklieber

ZURICH (Reuters) - Adecco, le numéro un mondial du travail temporaire, a publié mardi un bénéfice trimestriel légèrement inférieur aux attentes, tout en conditionnant l'atteinte de son objectif de marge 2015 à une accélération de sa croissance au deuxième semestre.

Malgré un rebond perçu comme étant durable en France, le principal marché d'Adecco, ces annonces ont été mal reçues en Bourse et l'action du groupe suisse perdait plus de 3% en fin de matinée.

Adecco a vu son bénéfice net du deuxième trimestre augmenter de 22% à 177 millions d'euros alors que six analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne 182 millions.

Le chiffre d'affaires a progressé de 12% sur la période, à 5,58 milliards d'euros, contre un consensus de 5,53 milliards.

La marge opérationnelle a progressé de 30 points de base à 4,9% et la croissance organique a été de 4%.

Le groupe maintient son objectif d'une marge opérationnelle de plus de 5,5% en 2015, contre 4,8% en 2014, mais le directeur général sortant, Patrick de Maeseneire, a souligné qu'il faudrait pour l'atteindre une croissance plus forte au deuxième semestre.

"Etant donné les tendances à l'oeuvre dans nos activités, les perspectives économiques actuelles et une base de comparaison favorable, nous tablons toujours sur cette accélération", a-t-il dit en présentant pour la dernière fois les résultats d'Adecco avant de céder la place en septembre à Alain Dehaze, jusque là patron pour la France.

Patrick de Maeseneire a notamment mis en avant le rebond qualifié de "durable" en France. "J'ai toujours dit que la France serait le dernier pays en Europe à revenir dans le positif", a-t-il dit à Reuters. "Si la croissance y accélère au troisième et au quatrième trimestre, cela (...) aura un impact positif sur le groupe et la rentabilité".   Suite...

 
Adecco a fait état d'une hausse légèrement moins marquée que prévu de son bénéfice net du deuxième trimestre à 177 millions d'euros, ce qui n'empêche pas le numéro un mondial du travail temporaire de confirmer ses prévisions pour l'ensemble de 2015. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann