Alexis Tsipras assure qu'un accord est proche

mercredi 5 août 2015 15h23
 

ATHENES (Reuters) - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déclaré mercredi que son pays était proche d'un accord avec ses créanciers sur un nouveau plan d'aide financière qui, selon lui, mettra fin aux doutes sur sa place au sein de la zone euro.

Ces propos constituent la dernière en date de déclarations optimistes de responsables grecs et européens sur l'évolution des négociations en vue d'un accord dont le montant pourrait atteindre 86 milliards d'euros.

"Nous sommes dans la dernière ligne droite", a dit Alexis Tsipras. "Malgré les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, nous espérons que cet accord pourra mettre fin à l'incertitude sur l'avenir de la Grèce."

Athènes et ses créanciers doivent aboutir au plus tard le 20 août à un compromis sur un plan d'aide définitif ou sur un nouveau prêt-relais, afin de permettre à la Grèce de rembourser à la Banque centrale européenne (BCE) 3,5 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance ce jour-là.

Les deux parties ont déclaré ces derniers jours qu'un accord dans ce délai était possible même si la Commission européenne a jugé qu'un tel objectif était ambitieux.

Les négociations entre les autorités grecques d'une part et d'autre part le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fond de sauvetage de la zone euro, ont débuté la semaine dernière et se poursuivent à Athènes.

Alexis Tsipras, au cours d'un déplacement au ministère de l'Agriculture, a estimé que le processus devrait inclure le Parlement européen, une allusion indirecte aux réserves exprimées auparavant par Athènes sur la légitimité des exigences de ses bailleurs de fonds.

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Le Parlement grec à Athènes. Le gouvernement grec qui négocie un troisième plan de renflouement financier avec ses partenaires ne veut pas d'un simple prêt-relais mais attend le versement d'une première tranche d'aide de 25 milliards d'euros pour faire face à ses échéances, a déclaré mercredi matin Nikos Filis, porte-parole du groupe parlementaire Syriza. /Photo prise le 9 juillet 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis