5 août 2015 / 06:58 / il y a 2 ans

Alexis Tsipras assure qu'un accord est proche

Le Parlement grec à Athènes. Le gouvernement grec qui négocie un troisième plan de renflouement financier avec ses partenaires ne veut pas d'un simple prêt-relais mais attend le versement d'une première tranche d'aide de 25 milliards d'euros pour faire face à ses échéances, a déclaré mercredi matin Nikos Filis, porte-parole du groupe parlementaire Syriza. /Photo prise le 9 juillet 2015/Alkis Konstantinidis

ATHENES (Reuters) - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déclaré mercredi que son pays était proche d'un accord avec ses créanciers sur un nouveau plan d'aide financière qui, selon lui, mettra fin aux doutes sur sa place au sein de la zone euro.

Ces propos constituent la dernière en date de déclarations optimistes de responsables grecs et européens sur l'évolution des négociations en vue d'un accord dont le montant pourrait atteindre 86 milliards d'euros.

"Nous sommes dans la dernière ligne droite", a dit Alexis Tsipras. "Malgré les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, nous espérons que cet accord pourra mettre fin à l'incertitude sur l'avenir de la Grèce."

Athènes et ses créanciers doivent aboutir au plus tard le 20 août à un compromis sur un plan d'aide définitif ou sur un nouveau prêt-relais, afin de permettre à la Grèce de rembourser à la Banque centrale européenne (BCE) 3,5 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance ce jour-là.

Les deux parties ont déclaré ces derniers jours qu'un accord dans ce délai était possible même si la Commission européenne a jugé qu'un tel objectif était ambitieux.

Les négociations entre les autorités grecques d'une part et d'autre part le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fond de sauvetage de la zone euro, ont débuté la semaine dernière et se poursuivent à Athènes.

Alexis Tsipras, au cours d'un déplacement au ministère de l'Agriculture, a estimé que le processus devrait inclure le Parlement européen, une allusion indirecte aux réserves exprimées auparavant par Athènes sur la légitimité des exigences de ses bailleurs de fonds.

SYRIZA CONTRE UN NOUVEAU "PRÊT-RELAIS"

"Il faudrait que cela soit, à un moment donné, sous le contrôle et la surveillance du Parlement européen, une institution démocratique et qui doit rendre des comptes", a dit le chef du gouvernement.

De son côté, Nikos Filis, porte-parole du groupe parlementaire Syriza, a déclaré que le gouvernement grec ne voulait pas d'un simple prêt-relais mais qu'il attendait le versement d'une première enveloppe de 25 milliards d'euros pour faire face à ses échéances.

"Nous n'accepterons pas de nouvelles 'actions préalables' en échange d'un petit prêt-relais. Nous voulons qu'un accord final soit signé et nous verrons alors ce qui est nécessaire pour le versement de 25 milliards d'euros en guise de première tranche", a-t-il dit sur la chaîne de télévision publique ERT.

Des médias grecs ont rapporté que jusqu'à 10 milliards d'euros de la première tranche du nouveau plan d'aide pourraient être consacrés à la recapitalisation des banques, jugée urgente après les retraits massifs provoqués ces derniers mois par la craintes d'une sortie du pays de la zone euro.

La BCE a, comme attendu, laissé inchangé mercredi le plafond des liquidités mises à la disposition des banques grecques dans le cadre de son mécanisme d'urgence (ELA), a-t-on appris d'une source informée de la décision.

L'ELA est plafonnée à environ 91 milliards d'euros mais des sources proches du dossier ont expliqué que les banques disposaient d'une réserve de quelque cinq milliards grâce aux relèvement antérieurs de l'ELA, aux recettes fiscales et à celles du tourisme.

La Bourse d'Athènes, qui a chuté de plus de 16% lundi pour sa première séance après cinq semaines de fermeture, abandonnait 4,2% vers 12h45 GMT mercredi et l'indice du secteur bancaire chutait de près de 30% pour la troisième séance consécutive.

Angeliki Koutantou, avec Balazs Koranyi, Francesco Canepa et Frank Siebelt à Francfort; Jean-Stéphane Brosse, Henri-Pierre André et Marc Angrand pour le service français

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