ArcelorMittal confirme ses objectifs malgré la demande en recul

vendredi 31 juillet 2015 08h57
 

BRUXELLES (Reuters) - ArcelorMittal a confirmé vendredi sa prévision de bénéfice annuel malgré une révision à la baisse de sa prévision de demande mondiale d'acier pour 2015, en raison notamment de projections moins élevées dans l'ensemble de ses régions d'activité sauf l'Europe.

Le premier sidérurgiste mondial estime désormais que cette demande va rester stable cette année, contre une projection précédente allant de +0,5% à +1,5%.

Il a revu en nette baisse ses anticipations pour le Brésil, la Chine, la Russie et ses voisins ainsi que les Etats-Unis.

ArcelorMittal, dont l'exposition directe au marché chinois reste marginale, estime désormais que la demande du premier consommateur mondial d'acier va se contracter de 1%. Il prévoyait auparavant une croissance comprise entre 0,5% et 1%.

Pour le deuxième trimestre 2015, le groupe a fait état d'un excédent brut d'exploitation (EBE) en recul de 20% en rythme annuel, à 1,4 milliard de dollars, niveau légèrement supérieur à la prévision moyenne de 1,38 milliard de 12 analystes financiers interrogés par Reuters.

Malgré l'abaissement de sa prévision de consommation d'acier, ArcelorMittal, qui produit entre 6% et 7% de l'acier mondial, a réaffirmé sa prévision d'un EBE 2015 compris entre six et sept milliards de dollars.

Le groupe a précisé que l'EBE de ses activités minières avait plongé de 70% par rapport au deuxième trimestre 2014 sous l'effet de la baisse des cours du minerai de fer, qui a été seulement partiellement compensée par la réduction des coûts.

La dette nette est restée stable par rapport à la fin du premier trimestre, à 16,6 milliards de dollars. Elle avait touché un plus bas à la fin 2014, à 15,8 milliards de dollars.

(Robert-Jan Bartunek, Benoit Van Overstraeten et Myriam Rivet pour le service français)

 
Lakshmi Mittal, patron d'ArcelorMittal. Le preier sidérurgiste mondial a dit vendredi avoir revu à la baisse sa prévision de demande mondiale d'acier pour 2015, en raison notamment de projections moins élevées pour les Etats-Unis, la Chine, le Brésil, la Russie et les Etats environnants. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier