HeidelbergCement rachète 45% d'Italcementi

mardi 28 juillet 2015 22h49
 

par Arno Schuetze et Francesca Landini

FRANCFORT/MILAN (Reuters) - Le cimentier allemand HeidelbergCement a annoncé mardi avoir signé un accord pour le rachat de 45% de son concurrent italien de plus petite taille, Italcementi, pour environ 1,67 milliard d'euros en trésorerie et en actions, poursuivant la consolidation du secteur après Holcim et Lafarge.

La cession par le principal actionnaire d'Italcementi, Italmobiliare, se fera à 10,60 euros par action et sera financée par une émission d'au moins 7,75 millions d'actions nouvelles, et un prêt-relais de 4,4 milliards d'euros.

Le bouclage de l'opération avec Italmobiliare déclenchera automatiquement une offre publique de rachat d'HeidelbergCement sur le reste du capital d'Italcementi, qui devrait se faire au même prix de 10,60 euros par action, sous réserve du feu vert des autorités antitrust américaines et européennes.

Cette opération intervient dans la foulée de la fusion d'Holcim et Lafarge qui ont créé le numéro un mondial du ciment LafargeHolcim avec près de 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel.

Le chiffre d'affaires 2014 d'HeidelbergCement était de 12,6 milliards d'euros et celui d'Italcementi de 4,16 milliards.

HeidelbergCement, qui a progressivement réduit sa dette, a déclaré le mois dernier qu'il augmenterait le retour aux actionnaires et serait rigoureux en matière d'acquisitions.

Le cimentier déficitaire Italcementi, contrôlé par la famille italienne Pesenti, a une capitalisation boursière de 2,3 milliards d'euros, contre 13,3 milliards pour HeidelbergCement.

La société italienne, fondée il y a 151 ans, présente dans 20 pays et leader en Egypte, a fait l'objet d'une profonde restructuration. Après des années de pertes, les analystes s'attendent à ce qu'elle réalise un bénéfice net cette année.   Suite...

 
Le cimentier allemand HeidelbergCement rachète de 45% de son concurrent italien Italcementi, pour environ 1,67 milliard d'euros en trésorerie et en actions, poursuivant la consolidation du secteur après Holcim et Lafarge. /Photo d'archives/REUTERS/Eliana Aponte