Volvo moins confiant sur les coûts et l'Amérique du Nord

vendredi 17 juillet 2015 14h31
 

STOCKHOLM (Reuters) - Le constructeur de poids lourds Volvo a dit que ses efforts de réduction des coûts étaient contrecarrés par la faiblesse de la couronne suédoise et qu'il n'anticipait qu'une faible croissance du marché nord-américain dans les prochaines années.

Ces commentaires ont éclipsé des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu de la plus grosse entreprise suédoise par le chiffre d'affaires et premier employeur privé du pays, et provoqué une chute de plus de 5% du cours de son action à la Bourse de Stockholm.

Confronté à la concurrence féroce des allemands Daimler et Volkswagen, Volvo est engagé dans un programme de réduction des coûts de 10 milliards de couronnes par an.

Ce plan a tardé à produire des effets, ce qui a coûté sa place au directeur général Olof Persson, limogé en avril. Il pourrait être remplacé par Martin Lundstedt en provenance de Scania, filiale de Volkswagen.

Un tiers seulement des économies prévues ayant été réalisées à la fin du premier trimestre, certains investisseurs tels que le fonds activiste Cevian, deuxième actionnaire par le nombre de droits de vote, accroissent leurs pressions sur la direction du groupe pour que le programme soit achevé dans les temps, c'est-à-dire avant la fin de l'année.

HAUSSE DES PROFITS

Le directeur général par intérim, Jan Gurander, a dit que les réductions de coûts déjà réalisées pour 3,8 milliards de couronnes auraient été supérieures d'environ deux milliards à taux de change constants.

"Nous sommes déterminés à atteindre les 10 milliards et nous nous efforçons de compenser cela autant que possible", a-t-il dit lors d'une téléconférence.   Suite...

 
Le constructeur de poids lourds Volvo a fait état vendredi d'une progression plus forte que prévu de son bénéfice au deuxième trimestre en jugeant que sa politique de réduction des coûts était en voie d'accroître la rentabilité de l'ensemble des activités du groupe. Son bénéfice d'exploitation avait atteint 6,0 milliards de couronnes suédoises au deuxième trimestre, contre 3,3 milliards un an plus tôt. /Photo d'archives/REUTERS/Yves Herman