Proposition d'une taxe poids lourds pour financer le Lyon-Turin

lundi 13 juillet 2015 12h01
 

PARIS (Reuters) - Neuf mois après l'abandon de l'écotaxe poids lourds au niveau national, l'idée d'une déclinaison régionale est avancée pour financer la part française du tunnel ferroviaire de la future ligne Lyon-Turin.

Dans un rapport qu'ils devaient remettre lundi au Premier ministre Manuel Valls, le député PS Michel Destot et le sénateur LR Michel Bouvard proposent de taxer à ces fins les poids lourds qui utilisent les autoroutes alpines.

"Ce que nous proposons permettrait de lever a peu près 50% à 60% du financement nécessaire", a déclaré Michel Bouvard à France Bleu Pays de Savoie.

L'Union européenne vient d'annoncer qu'elle prendrait en charge 40% du financement du tunnel ferroviaire entre Lyon et Turin, d'un coût estimé à 8,6 milliards d'euros, une valeur arrêtée en 2012. Le solde sera assumé pour 58% par l'Italie et 42% par la France, soit 2,2 milliards d'euros pour cette dernière.

"C'est à peu près 200 millions d'euros par an pendant une dizaine d'année qu'il y a lieu de mobiliser pour assurer le financement de notre part", a souligné Michel Bouvard.

"Bien évidemment, nous considérons avec Michel Destot qu'il doit y avoir du financement budgétaire ordinaire car il s'agit d'un ouvrage d'intérêt national", a-t-il ajouté.

Il a évoqué aussi la possibilité qu'il soit fait appel aux sociétés d'autoroutes dans le cadre de leur apport au programme d'investissements en matière de transports.

S'agissant de la taxe poids lourds recommandée par les deux élus, Michel Bouvard propose qu'elle soit "modulée dans le temps et dans l'espace", en fonction également du tonnage des véhicules.

L'idée est qu'elle soit "supportable" pour la profession et que son coût figure obligatoirement sur les factures pour être assumée par les donneurs d'ordre et ce "afin que les transporteurs routiers ne soient pas les dindons de la farce."   Suite...

 
Neuf mois après l'abandon de l'écotaxe poids lourds au niveau national, l'idée d'une déclinaison régionale est avancée pour financer la part française du tunnel ferroviaire de la future ligne Lyon-Turin. /Photo d'archives/REUTERS/Michael Buholzer