Le sommet de la zone euro peine à valider un accord sur la Grèce

lundi 13 juillet 2015 07h30
 

par Julien Ponthus et Renee Maltezou

BRUXELLES (Reuters) - Des désaccords persistent entre les négociateurs de la zone euro et ceux de la Grèce sur les modalités d'un nouveau plan de sauvetage du pays après plus de 12 heures de négociations au sommet à Bruxelles, a-t-on appris lundi des sources proches des discussions.

Un responsable du gouvernement grec a notamment rapporté qu'il existait toujours des divisions sur le rôle du Fonds monétaire international et sur les modalités des privatisations.

La Grèce est notamment opposée à l'idée d'un fonds indépendant et extérieur à la Grèce basé au Luxembourg auquel seraient transférés 50 milliards d'euros d'actifs grecs à privatiser. Les produits des privatisations serviraient directement à rembourser la dette grecque, sans passer par Athènes.

Cette proposition figure parmi le catalogue de réformes rédigé dimanche par les ministres des Finances de la zone euro pour que les chefs d'Etat et de gouvernement réunis en sommet les étudient.

Ce nouveau rebondissement à quelques heures de l'ouverture des marchés financiers européens intervient alors qu'un porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk annonçait moins d'une heure auparavant qu'une proposition de compromis était sur la table.

Une réunion en plénière des chefs d'Etat et de gouvernement de la monnaie unique a été suspendue dans la nuit pour permettre à Donald Tusk, au président français François Hollande, à la chancelière allemande Angela Merkel et au Premier ministre grec Alexis Tsipras d'avancer dans les discussions.

Alors que certaines délégations s'attendaient à pouvoir présenter à la presse la conclusion d'un accord aux environs de 05h00 (03h00 GMT), la dynamique s'est soudain enrayée.

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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et François Hollande, à Bruxelles, aux côtés du Premier ministre belge Charles Michel (à droite). Des désaccords persistaient entre les négociateurs de la zone euro et la Grèce sur les modalités d'un nouveau plan de sauvetage du pays à quelques heures de l'ouverture des marchés financiers européens alors qu'un porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk annonçait peu auparavant qu'une proposition de compromis était sur la table. Un responsable du gouvernement grec a notamment rapporté qu'il existait toujours des divisions sur le rôle du Fonds monétaire international et sur les modalités des privatisations.  /Photo prise le 12 juillet 2015/REUTERS/François Lenoir