11 juillet 2015 / 15:32 / dans 2 ans

Incertitude autour des négociations sur la Grèce à l'Eurogroupe

Le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos (à gauche), et son homologue français, Michel Sapin, lors de la réunion de l'Eurogroupe samedi à Bruxelles. Les ministres des Finances de la zone euro ont commencé à examiner le plan de réformes déposé par la Grèce pour obtenir un nouveau plan d'aide, une réunion cruciale pour le maintien du pays dans le bloc monétaire mais dont l'issue reste tincertaine. /Photo prise le 11 juillet 2015/REUTERS/François Lenoir

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro ont commencé à examiner samedi le plan de réformes déposé par la Grèce pour obtenir un nouveau plan d‘aide, une réunion cruciale pour le maintien du pays dans le bloc monétaire mais dont l‘issue reste tincertaine.

L‘optimisme et le volontarisme affichés par la France sur ce dossier tranche avec le scepticisme de nombreuses capitales aux yeux desquelles la crédibilité du gouvernement d‘Alexis Tsipras a été irrémédiablement brisée pendant les négociations.

“La confiance a été détruite d‘une manière incroyable au cours des derniers mois”, a ainsi dit le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à son arrivée à la réunion de l‘Eurogroupe.

Les dernières propositions du gouvernement grec sont loin d‘être suffisantes pour l‘octroi d‘un troisième plan d‘aide à Athènes, a-t-il encore estimé alors que les experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international leur ont pourtant donné un premier avis favorable.

François Hollande, qui s‘est investi personnellement pour faire aboutir les négociations, avait salué dès vendredi le paquet de réformes déposé par la Grèce, à laquelle Paris a prêté une assistance technique et politique pour leur élaboration.

“La France (...) est un trait d‘union et nous jouerons ce rôle de trait d‘union jusqu‘au bout pour apporter notre contribution à une réussite qui est indispensable à tous”, a déclaré le ministre des Finances, Michel Sapin, juste avant le début des travaux de l‘Eurogroupe.

La discussion “sera (...) exigeante parce que la confiance est un élément déterminant de l‘accord, si nous voulons un accord global et un accord durable”, a-t-il ajouté.

Certains responsables européens, même critiques vis-a-vis de la Grèce, estimaient vendredi soir qu‘un accord était probable samedi, mais l‘incertitude semble avoir regagné les esprits.

Une source, qui vendredi soir déclarait à Reuters être pratiquement certaine qu‘un accord serait trouvé samedi, a dit en fin de matinée ne plus en être sûre, à quatre heures du début de la réunion de l‘Eurogroupe.

Faute d‘obtenir un accord samedi, il incombera aux chefs d‘Etat et de gouvernement réunis en sommet dimanche de débloquer la situation.

Julien Ponthus et Andreas Rinke, avec Chine Labbé à Paris, édité par Tangi Salaün

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